Si le heavy metal traditionnel reste apprécié pour sa rapidité, ses mélodies, ses rythmes saccadés accompagnés d'un chant bien souvent dans les aigus, ce que nous propose Argus sur son troisième opus nous fait penser à tout ça, mais dans un équilibre très bancal! Le premier titre de l'album, "By Endurance We Conquer", n'est qu'une longue répétition de plus de 6 minutes qui ne donne qu'une seule envie: passer au morceau suivant! Mais le hic, c'est que le morceau suivant, "No Peace Beyond The Line", bien qu'un peu moins long, provoque le même effet...
Certes, on retrouve certains ingrédients qui ont fait le succès de ce style dans les années 80, mais le dosage n'est ici absolument pas maîtrisé.
Et que dire de la voix rocailleuse de Butch Balich, le chanteur du combo américain? Loin des ténors du style, l'homme pousse ses cordes vocales dans leurs retranchements, comme le faisait un certain Paul Di'Anno en son temps. Mais si les premiers albums de la Vierge de Fer, bien que forts critiqués à leur sortie, sont devenus des best sellers, ici on se permet d'émettre quelques doutes quant à l'avenir de cette rondelle.
Argus nous achève même sur "Cast Out All Raging Spirits", le dernier morceau de l'album (si, si on est arrivé à la fin du disque!) sur lequel les cinq lascars nous offrent un chant repris en coeur lors du refrain, mais dont les notes sont fausses, archi fausses. C'en est trop! Le seul plaisir que l'on a eu en écoutant Beyond the Martyrs, et on ne vous le cachera pas, on l'a trouvé en rangeant le disque tout en bas de notre étagère.
Et avec tout ça, on en a même oublié de vous parler de l'immonde pochette du disque. Promis, ce sera pour une autre fois! Mais là, on ne peut pas, on a piscine!
Argus
Iron Maiden
