Invisible Smoke qui ouvre le nouvel album traine une voix ténébreuse à la SCOTT KELLY tandis qu'elle s'entoure d'un marasme acoustique nappé d'une ambiance mi-désespérée mi mélancolique qui vire après son implosion d'intensité en une extrapolation made in PINK FLOYD.
Durant les huit premières minutes de Robot Orchestr3, les anciens souvenirs laissés par Now We Can Walk ont été balayés définitivement.
Crossroads et Gasoline renouent avec des structures émotionnellement plus légères. Toutefois, l'ambiance n'est toujours pas à la fête. Une abîme de tristesse se tisse en toile de fond même lorsque ROBOT ORCHESTRA semble ajouter du carburant à l'insouciance.
La basse te cogne la tête sur Sunday Hangover qui résonne comme un appel à monter au front. L'insouciance n'était donc qu'illusion puisqu'avec cette seconde moitié de l'album ROBOT ORCHESTRA déclare la guerre.
L'ennemi reste tapi dans l'ombre. On l'identifie mal mais ROBOT ORCHESTRA s'arme de bravoure et tente de montrer le chemin. Il nous entraine dans son sillage. Il nous exulte et l'intensité dramatique du moment grossit. Un élan qui s'arrête trop vite. Trop nettement. L'heure est aux pleurs (Pendule). Après la dévastation s'en suivra la reconstruction, plus joyeuse... mais plus tard, Édifices étouffe une dernière fois l'espoir dans l'oeuf.
Le nouveau ROBOT ORCHESTRA contient avec quelques difficultés ses élans qui tendent à disperser son style. Isolé, Invicible Smoke est un titre réussi qui dans l'ensemble de ce nouvel album ressemble à un anachronisme dans un film de science-fiction. C'est lorsque que ROBOT ORCHESTRA s’inscrit dans la violence du désespoir qu'il trouve sa meilleure place. Crossroad, Gasoline et Pendule sont soit trop tiraillés entre l'avant et l'après Robot Orhcestr3 soit trop délicats. En s'essayant sur un final en français dans le texte, Edifices pourrait bien être la suite qui nous surprendra à l'avenir.
Robot Orchestra
Fugazi

Reiziger
Pink Floyd