Avec Birth(s), nous sommes donc plus dans la continuité de Now We Can Walk sorti en 2012 avec des compositions tendues mais pas dénuées de mélodies et d'émotions.
Avec cette impression retrouvée, et après avoir écouté une tonne si pas plus de disques sachant mêler ses influences Emo, Indie et Math-Rock, je me suis demandé si après autant d'années, la musique proposée par ROBOT ORCHESTRA pouvait encore (me) toucher. La richesse d'écriture du duo permet d'oublier le fait qu'ils ne sont que deux. Un bon point pour moi, qui là aussi, à quelques exceptions près, est un peu saturé par les formations minimalistes.
D'abord la magie à l'écoute de Birth(s) fonctionne plutôt bien. Car on se retrouve avec un ROBOT ORCHESTRA en très grande forme pour ce qui concerne l'écriture, la composition et l'interprétation de ses titres. Après quatre compositions seulement, le duo a déjà donné un premier Coup de Grace qui touche en plein coeur avant une mort déguisée en naissance. On se sent déjà bien promené dans le catalogue des émotions et on ne doute pas de la sincérité du groupe. Au contraire, on est séduit par ce touchant naturel exprimé.
Mais alors qu'on ne peut prendre ROBOT ORCHESTRA en défaut, cette question de proposer encore en 2017 et après cinq ans, ce style revient inlassablement comme seule ombre au tableau. Et au fur et à mesure que je cherche la petite bête, que la magistrale plage titulaire Birth(s) (à 3?) me retourne une fois encore, je finis par conclure qu'il importe peu de savoir si un disque aurait dû sortir il y a quelques années, ou si il est dans son temps voire en avance sur son temps. Quand un disque comme Birth(s) séduit par l'ensemble de ses qualités, c'est comme tel qu'il faut le saisir. Parce qu'au final, ce quatrième album de ROBOT ORCHESTRA est une petite merveille d'intensité.
Robot Orchestra