Comme à son habitude, le petit Toby (il ne doit pas faire plus d'1.65m) a invités quelques amis pas très connus : Biff Byford de Saxon, Michael Kiske (ex-Helloween), Eric Martin de Mr. Big, Ronnie Atkins de Pretty Maids, Joe Lynn Turner (ex-Deep Purple, Bruce Kulick (ex-Kiss), Arjen Anthony Lucassen (Ayreon et Cloudy Yang. Rien que ça. Certains trouveront que c'est un niveau en-dessous des invités de The Wicked Symphony où étaient invités les chanteurs de Scorpions, Magnum, Symphony X, Jorn ainsi que Tim "Ripper" Owens. Mais ce qui fait la qualité de la musique, c'est bien le talent des musiciens et non leur célébrité. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ceux présents ici ont plus qu'assurer.
Les voix de tous ces chanteurs se complètement parfaitement entre elles, sans oublier celle de Tobias bien sûr. Savior In The Clockwork en est le parfait exemple puisque l'on y retrouve 4 voix différentes. De même sur The Great Mistory qui clôture de façon merveilleuse ce disque. Le chant ne fait pas tout bien évidemment. Les autres musiciens, avec en évidence les guitaristes solistes, font plus qu'assurer. Mais ce qui améliore encore cet opus par rapport aux précédents, c'est la présence pour la première fois d'un réel orchestre sur l'album. Et ça, ça change beaucoup de choses par rapport à un simple synthé.
C'est d'ailleurs cet orchestre qui envoie le début des hostilités sur Spectres. Une entrée qui correspond tout à fait au style "metal opéra" d'Avantasia. Un premier titre remarquable de 6 minutes, ce qui sera la moyenne tout au long de cet opus. Deux titres iront même au-delà des 10 minutes... mais ce qui n'est en aucun cas dérangeant. Ce n'est pas du remplissage mais bien la preuve que Tobias était très inspiré ! La seule voix féminine se fait entendre sur la jolie balade appelée Sleepwalking où Sammet et Cloudy Yang font preuve d'une remarquable complémentarité.
Comme on vous l'avait dit, c'est un petit bijou ! Les 10 chansons forment un tout très homogène sans morceau vraiment en-dessous. Mais c'est peut-être là le seul gros défaut du disque : le manque d'un tube pour porter l'album. En espérant une suite à ce sixième opus du petit prodige allemand !
Avantasia
Saxon
Mr. Big
Pretty Maids
Ayreon
Jorn