L'artwork est à la hauteur du minimalisme et du décalage de l'artiste. Déstructuré, simple et ne ressemblant pas à grand chose de prime abord. Nous sommes dans cet univers Punk, Arty et branchouillard qu'elle avait déjà laissé entrervoir.
Barabra Lehnoff de son vrai nom, aime quand sa musique électronique cogne et tabasse. Les beats sont donc imposants et pour mieux nous surprendre sous les coups, les rythmes s'alternent et se cassent sur nos dents.
En bonne tigresse, CAMILLA SPARKSSS sort les griffes et montrent les dents. Elle hurle et avec une grâce féline, elle bondit. ARI UP s'écrient ceux qui entendent ses cris stridents.
Une fois approprié, le monde de CAMILLA SPARKSSS ressemble aussi à une version de Alice au Pays des Merveilles, féministe, amphétaminé, un peu pédant mais surtout agressif. Malgré un simple synthé, un sampler et voix lancinante, CAMILLA SPARKSSS parvient encore à surprendre en puisant dans des années 80, avec une pointe d’exotisme ou en jouant l'excès.
CAMILLA SPARKSSS avait déjà prouvé qu'il fallait se méfier des apparences. Cette fois, elle confirme qu'avec le moins, on peut le plus. Même si elle prouve surtout l’homogénéité de sa démarche en rassemblant ses anciens titres plus qu'elle n'en a écrit expressément pour le long format, CAMILLA SPARKSSS aura tenu également la longueur.

Camilla Sparksss
Peter Kernel