Mais comme l'avait confirmé Shelter, le premier single issu de ce Resist, cet EP se démarque par une approche beaucoup plus mélodique. Leur hardcore puissant est interrompu par des passages en arpèges à la guitare presque acoustique. La voix, toujours criée, ajoute ce complément d'intensité qui empêche de basculer dans le "trop mélo". Il est plutôt chargé d'émotions, comme sur le plus introspectif Demons. Avec une mélodie de guitare survolant le thème général du morceau, il est empreint d'une douce mélancolie qui permet au groupe d'ouvrir une brêche sur ses nouveaux accents emo / mélodiques.
Hors d'un six-titres, c'est plutôt quatre véritables morceaux qu'on se mettra sous la dent, si on en retire l'intro acoustique et l'outro en spoken word (Internet me dit qu'il s'agit du speech d'un vétéran du Vietnam, prônant la révolution). Quatre titres qui passent comme du petit lait et nous laissent découvrir un nouveau Hundredth, mûri depuis l'année dernière et l'EP Revolt qui, pour sa part, nous comblait par son intensité et sa puissance.
Comme des pièces de puzzle qui s'emboîtent parfaitement, les deux EP en deviennent indissociables et ne devraient pas se considérer séparément, tant ils reflètent chacun une facette du groupe maîtrisée avec une grande efficacité.
modern melodic hardcore

Hundredth