Pour ce retour, la formation dunkerquoise mise sur onze titres aux influences oscillant entre le grunge et le hard-rock sans toutefois balancer dans le trash. Tout au long de cet opus, le quatuor offre une justesse imparable dans ses compositions, les guitares puissantes de Fred et Aldo autant au niveau de la rythmique que de la lead feront balancer plus d’une tête et le sentiment se renforce encore plus quand Holy rentre dans l’arène derrière sa batterie réglée comme un métronome. Aux quatre cordes, Mike livre un travail remarquable également. Le seul inconvénient, c’est que ces compositions se ressemblent fortement, comme si l’on suivait l’évolution d’un seul et unique titre jusqu’à la dixième chanson « Eternal boy » où, dans un sursaut de changement l’intro ferait presque penser à un morceau des Danois de Volbeat. Passez-vous les introductions les unes après les autres, vous remarquerez une certaine similitude.
Vocalement, Fred gratifie ses auditeurs d’une voix rocailleuse qui n’est pas sans rappeler celle de Rob Zombie. Alors qu’on imagine bien le chanteur fumer cinq clopes avant d’enregistrer un titre, lui reprocher serait un grave délit car ce côté usé apporte une touche très importante à l’ensemble instrumental même si, faut-il le rappeler comme un moralisateur, fumer tue ! Mais dans ce cas, fumer, ça tue !
Pour ce troisième album, Zoe livre donc une prestation sans faute mais l’originalité est presque absente des compositions. La puissance est là, la voix est parfaite, il ne faut donc pas avoir peur de tenter plus pour pouvoir ainsi frôler la perfection sur le prochain album !
Zoe Raise the veil

Zoe
Volbeat
Rob Zombie