L'univers onirique de Disappearance avec ses accents dramatiques et mélancoliques sont pourtant d'une pureté envoûtante. La musique instrumentale, un brin épique, délivre une atmosphère basculant entre réconfort apaisant et moments plus sombres.
Avec à son actif un passé qui remonte à 2004 déjà, cette formation est arrivée à maturité si on s'en tient à ce nouvel album. Flirtant avec le Post-Rock de MONO à GODSPEED YOU! BLACK EMPEROR en passant par MOGWAI, les expérimentations sonores s'élargissent au Shoegaze vaporeux de SLOWDIVE et COCTEAU TWINS ainsi qu'aux atmosphères cinématiques.
Composé de sept titres, ce troisième album distille une musique en apesanteur où les écoutes répétées emmènent progressivement l'auditeur dans des strates nouvelles. CECILIA::EYES est un peu froid et distant sur une première approche. C'est pourquoi, pour mesurer pleinement la musique des hennuyers, il est nécessaire de leurs faire confiance et de découvrir plus en profondeur ce que les apparences cachent. Loin des montagnes russes, Disappearance recèle ses moments de tensions et d'explosivités derrière son Ambient expérimental.
Bien que la confrontation musicale n'a pas le choc de EARTH, CECILIA::EYES parvient subtilement à distancer un nombre certain de formations aux allures planantes et éthérées pour sortir des rangs et attirer l'attention, même tardivement comme la mienne.

Mono
Godspeed You! Black Emperor
Mogwai
Cecilia::Eyes
Earth