Le canadien, installé depuis quelques années à Berlin avec sa compagne Leah Buckareff, ne cesse depuis sa structure Broken Spine Records d'enchainer projets, tournées, festivals (l'Incubate 2014 lui consacra une carte blanche) et sorties de qualité. Nadja évidemment, Aidan Bakeren solo, Whisper Room, B/B/S/, Adoran, Hypnodrone Ensemble (avec notamment Thisquietarmy) et Caudal.
Avec ce dernier, Aidan Baker forme un trio avec le batteur Felipe Salazar et le bassite Irlandais, Gareth Sweeney. Trio modulable basé à Berlin qui avait déjà sorti en 2013 un premier essai chapeauté par le label engagé dans la protection de l'environnement: Oaken Palace Records.
Déjà trois mois que le second jet, Ascension, est sorti chez les gantois de Consouling Sounds. Un album trois pièces, mais de 43 minutes tout de même, masterisé par James Plotkin himself. L'auditeur est plongé d'emblée dans un univers instrumental, psychédélique et drone, bien rythmé, nous rappelant les bonnes heures du krautrock mais avec un accent éthéré et ambient très prononcé et plus rare.
Ces trois titres, Uprise, Slow Bow et 451S2 nous offrent à contempler des paysages fuzzy qui nous conduisent lentement jusqu'à "une chute d'eau" drone dont les effluves s'amplifient petit à petit pour dissoudre tout le reste.
Le son est propre et pur comme du cristal, Caudal semble être issu des profondeurs avec ce disque Ascension qui nous amène une sensation de fraicheur. C'est donc en marge de cette nouvelle vague de groupes psychédéliques, également appellée neo-psyché, que Caudal s'affiche en proposant un versant plus expérimental, où musique drone et musique krautrock s'entrelacent.

Aidan Baker
Hypnodrone Ensemble
