Ceux qui espéraient voir Danny dans un autre groupe typé metalcore peuvent rentrer chez eux. Grand fan des Mötley Crüe, Aerosmith, Van Halen et autres Lynyrd Skynyrd, ce disque sonne rock'n'roll à souhait et contient tous les clichés propres au style des années '80. Nombreux solos de guitare, des textes qui parlent de la vie sentimentale de leur front-man ou de son amour pour la drogue (sex, drugs and rock'n'roll n'est-ce pas), des rythmiques déjà vues, quelques parties de clavier pour une touche plus bluesy (The One), un look emprunté aux grandes stars (Danny se la joue fils spirituel de Steven Tyler)... etc. Mélangez tout ceci avec une petite touche de modernité à la Buckcherry ou Sixx:A.M., en faisant attention à ne pas être original, et ça vous donne We Are Harlot (le groupe ou l'album, comme vous voulez, ça revient au même ici).
Il y a certes quelques morceaux sympas (Denial, DLT) et les cris de Danny ajoutent parfois un petit plus à la monotonie de certains (Flying Too Lose To The Sun) mais ça s'arrête là. Un disque banal et répétitif. On aurait pu espérer mieux. Le temps où Danny criait dans Asking Alexandria nous manque déjà.

Asking Alexandria
Mötley Crüe