Fängelset (prison en suédois) porte bien son nom et la couverture de l’album ne nous trompe pas sur la marchandise. Un enfant derrière les barreaux résume bien l’atmosphère que dégage cet album : une légèreté musicale bien balancée entre les nombreux instruments (guitare,batterie,pianos,trompette, flute,cello,...) combinée à des chants polyphoniques aériens (“Ensamheten”, “Faan”) voire enfantins (“Leka”, “Lilla Vän Jag Vill Bo”) mais alourdie par une voix masculine lente et éthérée (“Dodens Ambiens”). L’ensemble est cohérent et cet album pourrait être la bande son de certains romans suédois dont les auteurs ne cessent de décrire les paysages de leurs pays : grandes étendues calmes, légères mais froides : “Hennings Sagoland”(titre se rapprochant du style du groupe Dead Forest Index) et “Jag Vill Ju Sova”où des airs de liberté viennent griser l’ambiance générale.
Du bon me direz-vous, oui mais il faut aussi avouer que certains ne pourront pas être conquis par cet album. OK la cohérence est là, la qualité aussi ... mais on attend quelque chose en plus, un climax après une montée progressive si cher aux adeptes du style. La longueur des plages en est une preuve; très courtes, on n’a pas le temps de s’y imprégner que les plages s’achèvent déjà... Heureusement, il y a une exception : “Faan” qui est est la pépite de cet album, le parfait mélange des plages précédentes et qui finalement résume “Fangelset”.
En bref, un album agréable à écouter au calme assis dans un fauteuil (en lisant un roman de Hennig Mankell par exemple) mais qui ne vous laissera pas le temps de vous “transporter”...
Michael
#postrock #ambient #orchestral #experimental #dreampop