Pourtant, l’introduction aussi épique que courageuse de neuf minutes (Hypothelemus) risque de perdre d’emblée les moins attentifs. Ce qui serait bien dommage étant donné la certaine variété proposée dans ce morceau des plus ensorcelants. En fait, il symbolise le ressenti de l’ensemble de l’album, qui fonctionne d’ailleurs plutôt bien entre riffing rapide, blasts, growls engorgés, et quelques éclairements aériens par ci ou par là. Une formule Behemoth typique, que Lost Soul parvient à prendre à son compte grâce à un certain talent dans le songwriting.
Car le groupe réussit à allier son côté rapide avec une utilisation très judicieuse des passages plus lents, de façon à créer cette ambiance si particulière, à la fois sombre et sincère. A la différence d’autres groupes du même style (et reprenons tant qu’à faire la comparaison avec Fleshgod Apocalypse), Lost Soul sait comment varier son jeu, et surtout l’aérer (Unicornis). Dotant l’ensemble d’un petit relent Black, et d’une approche mélodique enlevée (quelques soli valent clairement la peine !), les Polonais apportent de nombreuses nuances à leur Death, comme autant de petites touches leur permettant de se démarquer, et au final, de plutôt bien marquer le coup.
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Lost Soul
Fleshgod Apocalypse