Se connecter
Chronique 30-01-2016 par Florent 2 min de lecture

DarkRise — Fear, Hate & Corruption

La Suisse peut, l'air de rien, se targuer d'avoir une scène metal particulièrement variée, appréciée des connaisseurs; de Triptykon à Eluveitie en passant par Hellhammer, Samael et Breakdown of Sanity, l'air de la montagne n'encourage visiblement pas à ne faire que du yodel.
Au milieu de cette scène, DarkRise n'est pas forcément le nom le plus connu, mais le moins qu'on puisse dire, c'est que le CV des gars de Lausanne est bien rempli. Avec des tournées en compagnie de Death To All, Obscura, Melechesh, Nile, ainsi que des concerts en ouverture de pointures comme Six Feet Under ou Morbid Angel, DarkRise est une valeur sûre.

Voilà pour le planté de décor: c'est loin d'être un jeune perdreau qui sort aujourd'hui Fear, Hate & Corruption, son cinquième album, produit par la référence du genre Russ Russell.
Ne vous fiez pas à sa pochette peu subtile: DarkRise, si il se définit comme un groupe de brutal death, est loin d'être bas-de-plafond. L'ouverture Do or Die le prouve. Avec un incroyable aplomb, les Suisses balancent d'entrée de jeu toute leur palette: intro, riff écrasant, accélération affolante au jeu de guitare chirurgical, changements de rythme, plan de basse slappé, solo enflammé et final à faire exploser la fosse. Rideau, tout est dit: ce premier morceau est à se décrocher la mâchoire. Une leçon de death en six minutes.

Mais cette volonté de varier les tempi, répétée sur tout l'album, est à la fois une qualité et un défaut. En évitant les morceaux linéaires, DarkRise prouve son savoir-faire, parfois avec bonheur, comme sur l'énorme Cold, et on prend son pied sur les passages les plus agressifs, comme sur une bonne partie de You'll Burn for This ou sur Fire et son feeling qui rappelle un peu les meilleurs moments de Kataklysm... et on regrette parfois que les variations ne se fassent pas plutôt de morceau en morceau, plutôt qu'au sein même de ceux-ci.

Difficile, toutefois, de faire la fine bouche à l'écoute de Fear, Hate & Corruption: tout est (très) bien fait, les guitares sont incroyablement précises (on pense parfois au travail de grattes effectué sur les derniers opus de Six Feet Under), et certains morceaux - particulièrement la première moitié de l'album - sont de vrais bijoux.
Reste, peut-être, un léger manque de personnalité, à une époque où la scène extrême se démarque justement par la richesse, les ambiances et l'originalité de ses sorties. Un tel opus, aux débuts de DarkRise, aurait pu propulser le groupe sur le devant de la scène; aujourd'hui, il se contentera probablement de les confirmer dans leur statut. Ce qui est déjà une belle réussite...

Tags darkrise, death metal, suisse

Encore DarkRise

Des infos sur le prochain album de Darkrise
News 11-01-2016

Des infos sur le prochain album de Darkrise

Le cinquième album des Suisses de Darkrise , Fear, Hate & Corruption , sortira le 18 mars via Punishing Records . Il a été produit par Russ Russell et son…

À lire ensuite

Encore 2 noms pour le Graspop
News Hier

Encore 2 noms pour le Graspop

Le Graspop a annoncé 2 noms supplémentaires : Slash feat. Myles Kennedy & The Conspirators Helloween Le festival se tiendra du 17 au 20 juin 2027 à Dessel.

Bruxelles (Brasserie de la Mule), le 30-10-2026
Photos Hier

Kerker

Bruxelles (Brasserie de la Mule), le 30-10-2026 — 24 photos

par Nicolas Lambinet

Guerre des Gaules : victoire pour le metalcore
Live report 03-11-2026

Guerre des Gaules : victoire pour le metalcore

La Guerre des Gaules est revenue en force ce samedi 24 octobre, au Centre Culturel de Chênée. Une date qui a mis le metalcore à l'honneur, avec ses quelques…

par Priscilla

Namur (Belvédère), le 29-08-2025
Photos 30-08-2025

Tars

Namur (Belvédère), le 29-08-2025 — 20 photos

par Fred