Le but avoué est celui de pouvoir créer un véritable univers tissé par un mélange de styles post-rock, jazz, electro-ambiant avec une dominante de black…et c’est plutôt réussi. En effet, on est totalement surpris par ce mélange harmonieux qui déroute au début et séduit par la suite. Cette variation de genres nous plonge dans un paysage étrange voire hermétique au début avec une intro à l’ambiance « Twin Peaks ». A cela succède une escalade harmonieuse d’instruments explosant à son sommet en un passage black metal extrêmement bien dosé.
Les 10 premières minutes de cet album donnent le ton et le meilleur reste encore à venir. Tout s’entrecoupe parfaitement, la voix alternant vocifération et passages parlés, le tout dans une harmonie parfaite. Les guitares tantôt mélodieuses tantôt vives et acérées se complètent dans un décor étrange et subtil. Le jeu de batterie est tout simplement efficace et s’impose comme l’arbitre de cet album en opposant des cadences effrénées aux jeux plus jazzy (la double pédale n’est pas en reste).Les plus fines oreilles y retrouveront des analogies à Opeth pour les rythmes et breaks et aussi à Tiamat pour les ambiances plus noires.
Un album bien dense qui arrive encore à pousser l’étonnement des auditeurs en y ajoutant des passages plus ambiants ou encore des sons de vie quotidienne qualifiés d’art sonore par le groupe. Le moment le plus déroutant de l’album est certainement la composition jazz du piano et batterie qui apparaît comme un véritable OVNI au cœur de cette production nous plongeant dans les sous-sols d’un club de jazz clandestin où les glaçons s’entrechoquent dans les verres de whisky… Que d’émotions et expériences !
En bref, vous l’aurez compris, l’écoute de Liberation nous entraîne dans un labyrinthe sonore où chaque porte nous mène dans des univers aussi différents que liés, passant du paradis aux enfers via le purgatoire … et vice versa !
https://www.youtube.com/watch?v=erwuiUsgobY&feature=youtu.be
black metal postmetal

Opeth