Arrivé six longues années après son prédécesseur, III nous rappelle au bon souvenir qu'Asteroid est avant tout une machine à pondre des riffs lents et puissants dont la principale qualité est de nous faire lentement, mais sûrement monter dans les tours. L'album commence calmement par le cosmique ''Pale Moon'' et le fantastique ''Last Days'', dont le chant ne peut faire penser à autre chose qu'à du Opeth, mais ce qui suit sent le fuzz à plein nez.
Avec ''Til' Dawn'', Asteroid place un léger coup d'accélérateur et nous lâche un groove made un Sweden découvert voici quelques années lors de la percée d'autres Suédois, ceux de Graveyard. A la fois doux et costaud, ce morceau entre dans la lignée du blues/rock rétro qui est désormais devenu la marque de fabrique de cette (plus si) nouvelle scène suédoise et a pour simple effet de nous dérouiller les cervicales.
La suite renoue avec plus de finesse. Préférant la justesse à l'effet rouleau compresseur, Asteroid ne tombe pas dans le surplus d'énergie et redescend directement dans quelque chose de plus apaisant comme en témoigne ''Silver & Gold'', morceau dans lequel la voix se fait des plus envoûtante.
Si on regrettera quand même ne pas y avoir trouvé un côté par moment un peu plus punchy, ce troisième volume d'Asteroid fait pourtant preuve d'une excellente maturité et porte l'auditeur aux confins du Cosmos. Car bien que ce soit à vitesse réduite, Asteroid, à travers III, a bien pour but de nous faire voyager. Et pour peu que l'on soit réceptif à ces attaques groovy, l'écoute de ce nouvel opus des Suédois sera des plus agréable.
Asteroid
