Gold, le troisième album de BABY FIRE et le deuxième à sortir chez Off Records, voit une nouvelle fois la composition du projet évoluer. Devenu trio, BABY FIRE accueille Isabel Rocher à la batterie et voit apparaître une basse tenue par Gabrielle Séguin. Cette nouvelle composition est certes plus conventionnelle mais la musique du projet a conservé quant à elle son optique.
Les deux premiers disques de BABY FIRE, No Fear chez Cheap Satanism Records en 2011 et
The Red Robe chez Off Records en 2014 usaient d'une source d'inspiration comme fil conducteur. Gold semble plus personnel dans son écriture, notamment lorsqu'on écoute Brussels. Un titre qui sera par ailleurs remixé par HUGO RACE prochainement.
Tout comme ces deux précédents albums, BABY FIRE reçoit des invités pour compléter la dynamique. Dana Schechter et Eugène Robinson en 2011, Tony Barber et Eve Libertine en 2014. Pour Gold, Diabolita a une fois de plus pioché dans son carnet d'adresses d'amis et invité Kevin R. Thompson (ENABLERS), mais aussi Cécile Gonay (SEESAYLE), dont Diabolita et elle ont partagé l'aventure commune au sein de NAIFU, et Alinovsky qui marquera ainsi son passage au sein du projet.
Le projet évolue, aidé probablement par les changements de line-up. Ainsi sur ce troisième album, on peut entendre un BABY FIRE plus abrasif en raison de la présence de cette basse. Mais il est indéniable que cette évolution est aussi marquée par une maturation. Tout au long de ces onze compositions, BABY FIRE nous tient en haleine. Jouant sur les crispations et les tensions, le trio nous plonge dans un univers étouffant et angoissant.
Enregistré et produit par Pierre Vervloesem (MADENSUYU, DEUS...), Gold alterne des compositions équilibrées. Certains titres ne manquent pas d'énergie, d'autres posent un tempo plus oppressant. Diabolita ouvre également son chant vers de nouvelles perspectives. Ainsi lorsqu'elle descend d'un ou plusieurs tons sur des titres plus noires et lents, BABY FIRE revêt des atours qui rappellent L'ENFANCE ROUGE.
Inscrit dans la continuité du projet, le nouvel album de BABY FIRE place une nouvelle fois la barre haute. Cette maturité de plus en plus évidente, sied bien à une telle formation. L'accueil d'une bassiste n'est certainement pas l'évolution la plus originale, mais cette rugosité nouvelle fait par contre mouche dans l'écriture musicale de cet album plus personnel que les deux précédents, pourtant déjà excellents.

Baby Fire
Enablers

