Bonne nouvelle, on retrouve sans problème la patte d’un groupe qui vénère les années 80 et s’éclate à en reproduire les meilleurs moments, talent moderne à l’appui. Rythmiques affolantes, riffs thrashisants au possible et esprit Crossover en diable dynamisent l’album du début à la fin. De ce point de vue il n’y a pas erreur sur la marchandise et on entend déjà les bières s’auto-décapsuler à la simple écoute de A Dying World, Blatant Violence, Bleed the Fifth, ou du plus Anthrax-ien Dead With My Friends. Au rayon des ajouts sympathiques, notons aussi les apparitions de Marissa Paternoster (Eat Or Be Eaten) ou de David Wood des excellents Down to Nothing pour les 14 petites secondes de No Sell.
Sorti de là, et pour dépasser un peu cette autosatisfaction de la formule retrouvée et bien mise en valeur par la prod de Kurt ‘je suis un génie’ Ballou, on obtient finalement un troisième format long qui ne fait que répéter la formule de ses deux prédécesseurs, qui eux-mêmes répètent cette bonne et vieille formule du Crossover à la DRI. Certes, la démarche est pleinement assumée par le groupe, qui ne cesse de jouer de ses lyrics aussi hilarants que bas du front (Fuck the Neighbors), mais on était peut-être en droit d’attendre un peu plus que cette bande son, certes défoulante, mais finalement classique. Tu vas mosher, mais pas différemment de d’habitude. En même temps, c’est peut-être ça que tu recherches.

crossover, thrash, DRI, Municipal Waste, Cannabis Corpse, Darkest Hour

Municipal Waste


