Ce qu'on disait du groupe à propos de son premier long format, 12 Areas reste ici valables. TELEPATHY vogue quelque part entre Post-Metal, Doom, Post-Rock et musique progressive. La formation s'attelle toujours, avec sa version quasi-instrumentale, à proposer des structures différentes et surprenantes afin de se démarquer dans un style où les cloisons ont vite fait d'être dressées.
Si Tempest surprend peu par rapport à 12 Areas, ce deuxième album n'est pas sans évolution. D'abord au niveau de l'écriture où les Anglais s'affirment encore plus avec des idées de plus en plus précises. C'est et c'est surprenant par contre, Jaime Gomez Arellano (GHOST, PARADISE LOST, OPETH, CATHEDRAL) qui s'est chargé de toute la partie studio. Etonnant car le groupe n'a pas perdu de sa personnalité alors qu'il aurait pu, en déléguant à ce seul homme, prendre une orientation plus Doom-Metal vu son pédigrée.
Ensuite, TELEPATHY dévoile progressivement un album plus ouvert encore. L'album est plus profond et dynamique que son prédécesseur. Ces qualités n'apparaissent qu'après plusieurs écoutes, quand l'attention se focalise progressivement sur les subtilités ou les apports différents. Car à l'inverse, Tempest fonctionne aussi à l'instinct et à l'instant comme 12 Areas.
Ceux qui découvrent actuellement cette formation font donc face à une TELEPATHY bien trempé. Ceux qui connaissaient déjà les Anglais ne seront guère surpris de les entendre s'exprimer sur un album aussi bien ficelé. Dans tous les cas, rien ne justifiera de laisser de côté ni ce Tempest ni 12 Areas.

Telepathy
Ghost
