Egalement très prolifique, la formation anglaise revient déjà avec un nouvel album confié une fois de plus à leur ami Tim Cedar (PART CHIMP).
A l'instar de ses prédécesseurs, The Guillotine explore une nouvelle orientation démontrant une fois de plus que HEY COLOSSUS est en mesure de se mettre en danger et de relever des défis. Il s'agit cette fois d'un album plus cadenassé et mélodique que les autres.
Son côté « Louder », HEY COLOSSUS l'a mis de côté, sous-tendant un Rock qui se revisite à coups de tension façon Amphetamine Reptile Records et d'effets classieux mais suintant à la BAD SEEDS. Les structures répétitives et entêtantes, sont encore malmenées afin d'ajouter ce côté dramatique à l'interprétation souple des Anglais.
L'album alterne huit compositions tantôt sophistiquées tantôt acérées. HEY COLOSSUS ne craint pas les écarts car instinctivement, il parvient à maintenir une ligne de conduite. Ainsi sans déstabiliser l'auditeur, il est capable d'inviter Nick Turner (HAWKWIND) sur Back In The Room pour le titre le plus musclé de l'album et d'enchainer avec une sérénade très PINK FLOYD-ienne (période Whish You Were Here) avec Calenture Boy.
The Guillotine est sans doute l'album naturellement le plus accessible de la formation. Même si il peut sembler manquer de vigueur, on ressent que la moitié des compositions au moins du disque sont en mesure d'impressionner sur scène pour leurs capacités sonores. Comme de nombreux groupes anglais, HEY COLOSSUS, en live, joue particulièrement fort et a donc besoin de compositions capables de faire cracher la façade.
Ce nouvel album se termine avec la plage titulaire à laquelle ma préférence va pour ce regard vicieux que l'on devine dans les yeux des musiciens de HEY COLOSSUS et plus particulière chez son chanteur quand on écoute ce titre.

Hey Colossus
