L’hiver n’a pas encore officiellement signé son retour qu’on se les gèle déjà. Alors rien de tel qu’un café rond et corsé, histoire d’avoir les pieds au chaud. Et puis, ce sont les Anglais de
Moloch
Moloch2 chroniques · 1 galerie qui régalent. Leur démo voit le jour en 2007, suivie quatre ans plus tard d’un premier album,
Possession. S’en suivra une rafale de splits, pas moins de huit entre 2011 et 2017. Jusqu’à finalement arriver à l’arabica qui nous intéresse aujourd’hui,
A Bad Place, le genre de café tellement serré qu’il laisse une bonne dose de marc dans le fond de la tasse et qui nécessite un bon verre d’eau à la suite, afin de faire passer le tout.
Moloch
Moloch2 chroniques · 1 galerie milite en effet dans le Sludge lent, lourd et gras.
Sorti le 20 octobre dernier chez
Feast of TentaclesLabelFeast of TentaclesVoir la fiche (dont le patron n’est autre que le chanteur et qui possède aussi
Thou
Thou3 galeries dans le roster, quel hasard !),
A Bad Place se décline en six titres aussi intenses que – il faut bien le reconnaitre – linéaires. Si vous avez pu résister jusqu’à présent à en prendre une gorgée, imaginez-vous un morceau de Metal que vous passez au ralenti et auquel vous boostez les basses. Vous y ajoutez çà et là une pincée de larsens et saupoudrez le tout d’un chant vomi et tiré exagérément en longueur. Vous obtiendrez une panacée noire et monolithique, digne d’un rouleau compresseur dans un champ de tulipes. Irrésistiblement efficace et salvateur à plus d’un titre.