Même s’il m’apparaît toujours comme un personnage atypique (ce qui n’est en rien péjoratif), mais maintenant plus comme un Casimir de la scène pop belge, non pas que sa musique soit un gloubiboulga, quoique parfois elle est tellement « hétéroclite » tant il ose les associations surprenantes allant jusqu’à incorporer de la scie musicale dans certaines compos de cet album… non, je trouve qu’il a bien plus le côté attachant du dinosaure orange qui avance, qui fait son petit bonhomme de chemin d’un air faussement nonchalant, sans se soucier des « qu’en dira-t-on » et qui surtout crée son univers. Un univers si particulier fait d’un nuage de sons sucrés et enfantin, ou de douce berceuse (Sleeping there), son pays des rires et des chants à lui…
Il y’a vraiment quelque chose d’indicible dans cet album... j’ai l’impression que the girl of my dreams s’adresse à la petite paire d’oreilles que nous étions marmots… peut-être est-ce dû au petit air faussement naïf que les mélodies dégagent…

Hank Harry