Un deuxième volet qui poursuit ce qui a été initié sur Sing For Blood en 2015. Et où l'on retrouve, sans réelle surprise, Rapahël Rastelli, comparse depuis NAIFU au minimum, mais aussi une poignée d'invités tels que Pete Simonelli (ENABLERS), Caroline Blanchet (CHOO CHOO SHOE SHOOT) et Franz Krostopovic (PALE IN GREY).
La batterie, puisque von STROHEIM est à l'origine un trio, a été enregistrée avec John Thys jusqu'à son départ en 2017 avant d'être reprise par Yannick Daïf qui a terminé les enregistrements. Cet épisode explique sans doute en partie le temps qu'il aura pour la formation belge à proposer un nouveau disque.
von STROHEIM, comme les autres projets de Dominique Van Cappellen-Waldock joue la carte du minimalisme à ceci près que la musique de la formation est plus envahissante quand elle ne se fait pas carrément turbulente (Spit, Red Raw).
Bien évidemment, le poids de cette lourdeur en impose avec von STROHEIM. On pourrait presque dire que c'est facile voire évident si l'orchestration dans son semblant dépouillement, n'était pas justement élaboré de manière à louvoyer autour d'un paraître trop assuré.
Ainsi, au lieu de masquer une fragilité par une forme de puissance, von STROHEIM impose au contraire une force tangible (Cigarette Smoke).
D'ailleurs, dès l'ouverture avec Moth lorsque ce bourdonnement se mêle au chant presqu'enfantin, nos sens s'éveillent et s'alertent. Love ? Who Gets Love ? ne rate pas son entrée et von STROHEIM va tenir la distance jusqu’aux dernières notes de Blood Institute.
Avec cet ADN poétique, cinématographique et bruitiste, von STROHEIM assure cette filiation entre JUCIFER et ENABLERS.

PJ Harvey

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