Sans concession, la formation emmenée par Ethan McCarthy délivre pourtant un album concis. Enfin, la concision de PRIMITIVE MAN reste malgré tout capable de tirer jusqu'à 7 ou 8 minutes.
Et évidemment, ça ne pouvait rater, Immersion est une bande son toute trouvée à ce contexte actuel. Sa noirceur ne laissant aucun espoir comme la situation pandémique traversée tue à petits feux le peu d'humanité qui devait rester sur terre.
PRIMITIVE MAN franchit la ligne de non-retour avec son nouvel album. Sludge, noir de chez noir et menaçant, la formation intègre bourdonnement et harsh pour passer le dernier niveau du supportable.
Seule la folie semble pouvoir venir à bout du dernier album de PRIMITIVE MAN. Et quand on parle de venir à bout, il faut entendre être capable d'y survivre. Il paraît inconcevable de créer un album plus dépressif que Immersion et à moins d'avoir un esprit décalé, le suicide devient la solution ultime au bout de ces 36 minutes torturées.
Il était difficile d'imaginer que Ethan McCarthy aurait pu pousser les extrêmes vers plus d'extrémités, mais il a réussi à dépasser toutes les limites de l'insupportable pour dépeindre son inimitié en l'espèce humaine.

Primitive Man