Fort heureusement, Timo Kontio et Teemu Saari (guitares) décident quelques années plus tard de se rappeler à notre meilleur souvenir et de reformer le groupe en invitant, et c’est une petite surprise, Mathias Lillmåns de Finntroll pour assurer le chant. Une demi-surprise en fait si on considère la proximité géographique des gaillards, Mathias venant de la même petite ville qui a vu naître And Oceans à l’époque. Après toutes ces années, la question restant évidemment de savoir à laquelle de ses périodes passées And Oceans va s’identifier avec cette reformation.
Cosmic World Mother constitue sans conteste un plein album de Black sympho. Certes semblable à ce que l’on pouvait en attendre, mais comportant toujours ces ajouts (claviers notamment) caractéristiques du groupe et servant l'ensemble de la musique proposée : puissante, mélodique et équilibrée. Malin, l’album démarre avec 4 compos très entraînantes avant de nous attirer dans ses ténèbres conquérantes, notamment au travers de son morceau éponyme, dévoilant davantage de ces côtés indus typiques du passé du groupe, mais toujours bien amenés au fil de la deuxième moitié d’un album que l’on aurait pu craindre trop roboratif, mais finalement très plaisant à s’envoyer d’une traite.
Doté d’une production assez énorme et gagnant son pari vocal avec Mathias, Cosmic World Mother constitue un sacré retour aux affaires pour And Oceans. Comme si le groupe avait gagné en maturité après un si long break, il a su synthétiser et canaliser ses envolées passées pour écrire un album de haute tenue, combinant un Black puissant et typique à des touches beaucoup plus personnelles donnant à l’ensemble un charme certain.
Black metal, extreme, symphonic, jakobstad
And Oceans