En effet, le premier album des Gantois comptait 4 plages dont la durée pouvait pousser jusqu'à 16 minutes tandis que ce second album affiche 7 compositions dont aucune ne dépasse les 9 minutes.
Allure malgré la longueur de ses morceaux possédait une urgence qui s'imposait aux compositions dithyrambiques de l'album. Cette urgence, ELEANORA a su la conserver pour son nouvel album même si le groupe a changé quelque peu son format.
Toujours orienté Post-Hard-Core-Sludge, c'est principalement avec ses vocaux tendus que ELEANORA maintient ce ressenti frontal.
Bien évidemment, les Belges n'ont perdu ni en émotion ni en puissance. Et bien que les Gantois aient tendance à se laisser parfois aller à trop de virulence, on apprécie particulièrement ces moments où ELEANORA se montre capable de retenue.
Car si Mere possède un défaut, c'est celui du monolithisme pour exprimer cette urgence qui a tendance à figer le groupe dans une posture infiniment répétée. Par conséquent, ces moments instrumentaux, pas nécessairement ambiancés, qui cassent cette chape répétitive apportent du souffle à la musique d'ELEANORA.
Eleanora