Il faut dire que si l'ami Nate est resté bien prolifique on peut comprendre ce besoin de focus qu'a ressenti le songwriter en cette année tourmentée, et cette décision assez logique. Pour continuer sur la voie qualitative tracée depuis maintenant 4 ans et 3 albums ?
Probablement. Dès le top départ de ce Enlightened in Eternity on retrouve le savoir-faire typique Spirit Adrift, sorte de mélange entre écriture typée 70's associée à des sonorités bien modernes (Ride into the Light). A ce titre, les envolées auxquelles s'adonnent Nate par la suite font même ressortir ses influences heavy des 80's davantage que celles des 70's (typiquement Black Sabbath) comme c'était pourtant le cas par le passé.
De quoi donner de vrais moments forts comme les fameux Astral Levitation et Cosmic Conquest, malheureusement un peu noyés par la suite dans une deuxième moitié d'album variée mais qui peine parfois à enfoncer le clou une bonne fois pour toute (Battle High ou Stronger Than Your Pain par exemple) ou qui perd paradoxalement en cohérence à trop vouloir en faire (la conclusion, Reunited in the Void).
Mis en perspective dans l'historique récent de Spirit Adrift et des choix opérés par son leader, on peut s'estimer heureux en écoutant Enlightened in Eternity que Nate Garrett n'ait pas jeté l'éponge tant il nous montre en avoir encore sous le médiator. Stylé et pétri d'ambition même s'il lui manque parfois la touche finale qui fait toute la différence, cet album marque quoi qu'il en soit un tournant pour le groupe et promet finalement de belles choses pour la suite.
Heavy Metal, Black Sabbath, Iron Maiden, Dio

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