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Chronique 05-01-2021 par Fred 2 min de lecture

Cell Press — Cell Press

Avant de clôturer l'année, toujours vérifier si dans sa pile de disques reçus, il n'y en a pas un ou deux qui ont échappé à son attention. Sans ce dernier rituel, le groupe originaire de Montréal, CELL PRESS aurait pu passer à la trappe.

Formé en 2019, il vient titiller ses compatriotes canadiens de KEN MODE avec un Hard-Core Métallique et Noise bien comme il faut. Et comme j'aime bien la bande aux frères Matthewson, c'eut été une erreur que de ne pas revenir quelques instants en 2020.

Pour être précis, c'est durant 25 minutes que l'on se replonge dans l'année pourrie passée avec le premier EP, éponyme du groupe.

Si CELL PRESS n'est pas à ce jour encore très (re)connu, ses membres, eux, ont déjà collaboré avec d'autres formations dont on a entendu parler telles que THE GREAT SABATINI, THE CHARIOT, ARCHITECT ou SWARM OF SPHERES par exemples.



Une expérience commune et partagée qui a permis à la formation de conclure son premier EP sur une longue plage de 11 minutes expérimentales construites de manière très inhabituelle, My Son Will No The Truth. Une composition qui ne pourra d'ailleurs pas être reproduite en Live à cause de son processus d'écriture. C'est le batteur, Mark, de retour d'une nuit très inspirée par certaines substances, qui a enregistré un solo de 11 minutes comme point de départ. Chaque autres musiciens a à son tour ajouter une couche avec une règle simple, ne pas entendre ce que les prédécesseur avaient déjà enregistré sur ce solo.

Forcément, cette plage est en décalage au reste du disque abrasif et explosif. Mais cette partie plus expérimentale reste intéressante.

Dans l'ensemble et musicalement, CELL PRESS possède un style que l'on peut également rapproché de JESUS LIZARD, KEELHAUL, UNSANE, HELMET. Sa première composition est Dead At OACI. C'est aussi la composition la plus hargneuse en première lecture du EP.

On sent à l'écoute des 3 autres plages que le style s'est forgé progressivement. Et si CELL PRESS n'a pas encore écrit la composition qui permet au groupe de se démarquer très clairement, on remarque vite que les musiciens fonctionnent plus à l'instinct du moment.

Blacked Out In Verdun et son élasticité à la KEELHAUL, Desert Breath et son refrain emprunté, Piss Police et sa riff déclinée complètent le tableau.

CELL PRESS, un groupe à suivre donc en 2021 et à aller voir dès que possible à la sortie de cette pandémie.

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