Il faut oser, quand-même, démarrer son album par une longue et ambitieuse plage de 26 minutes de Death progressif (Moonbelt Immolator), introduction épique en six mouvements assez imparable qui pousse certaines idées amenées par Blood Incantation dans son genre vers un versant plus thrashy et encore plus technique.
Un pavé ambitieux qui frappe très fort d’entrée, et qui se voit suivi de trois autres titres plus concis (même si on tape allègrement les 7 minutes) qui balancent entre dissonance et songwriting inspiré, où les power-chords barrés par des soli chiadés se disputent notre attention, elle-même attirée par cette batterie créative et ce chant juste au possible. On soulignera d'ailleurs au passage l’excellent mix réservé à l’ensemble…
Incroyable de maturité pour un premier format long, Visitations From Enceladus montre un Cryptic Shift bourré d’idées, technique et ambitieux sans pour autant tomber dans la surenchère. C’est un album à écouter absolument par tout fan de Death moderne qui se respecte, et qui prouve qu’on peut encore chercher grande inspiration chez ses aïeux pour proposer un contenu moderne et novateur.
death, thrash, progressif,sci-fi, space, Vektor, Cynic

Cryptic Shift
Voivod
Vektor