Belle promesse que ce line-up de Witherfall. Quel groupe n’aimerait pas pouvoir s’appuyer sur la guitare de Jake Dreyer (ex-Iced Earth et ex-White Wizzard), le chant de Joseph Michael (Sanctuary, ex-White Wizzard) ou encore la batterie Marco Minnemann (Steve Wilson, ex-Necrophagist) ? Evidemment, une telle réunion se fait au service d’un Heavy Progressif assez riche, qui rappelle facilement les meilleurs moments de Nevermore ou Symphony X. A l’instar de ses précédents albums (A Prelude to Sorrow notamment), Witherfall dévoile en fait énormément de potentiel tout en s’attirant la question inévitable dans un tel cas de figure : est-ce que le résultat final vaut vraiment la somme des talents réunis ?
Indéniable de travail acharné, The Curse Of Autumn nous montre aisément un Witherfall démonstratif et facile. Les leads en pagaille se mêlent aux riffs savoureux au sein de mélodies épiques ponctuées par les envolées vocales de Joseph Michael qui semble pouvoir faire ce qu’il veut de sa voix avec son registre proche du regretté Warell Dane (qu’il remplace au sein de Sanctuary, c’est presque l’évidence même). Assez varié, l’album parvient dans le même temps à distiller des ambiances changeantes, tantôt épiques, tantôt sombres, et crée par là-même un décorum dans lequel il y a de quoi pleinement s'épanouir.
Mais à trop vouloir en faire, à trop étirer certaines compos ou à ajouter des couches au surcouches, Witherfall oublie l’efficacité qui aurait pu l’aider à faire de cet album un vrai incontournable de ce début 2021. Choisir d’enchainer un interlude avec instrumental, nous gaver jusqu’à la lie avec une cover inutile de Boston ou un pavé de 15 minutes en avant-dernière piste d’un album déjà long de presque une heure sont autant de mauvais choix qui nuisent au ressenti global.
Ces défauts amènent donc inévitablement une réponse quelque peu amère à la question de départ. Pétris de talent, pétris de bonnes idées, les musiciens de Witherfall montrent malgré leurs indéniables qualités qu’un fil directeur plus affirmé aurait servi leur propos de bien meilleure façon que la simple juxtaposition de skills et de bons moments. C’est peut-être un jugement un peu sévère, mais, comme disait l’autre, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.
Indéniable de travail acharné, The Curse Of Autumn nous montre aisément un Witherfall démonstratif et facile. Les leads en pagaille se mêlent aux riffs savoureux au sein de mélodies épiques ponctuées par les envolées vocales de Joseph Michael qui semble pouvoir faire ce qu’il veut de sa voix avec son registre proche du regretté Warell Dane (qu’il remplace au sein de Sanctuary, c’est presque l’évidence même). Assez varié, l’album parvient dans le même temps à distiller des ambiances changeantes, tantôt épiques, tantôt sombres, et crée par là-même un décorum dans lequel il y a de quoi pleinement s'épanouir.
Mais à trop vouloir en faire, à trop étirer certaines compos ou à ajouter des couches au surcouches, Witherfall oublie l’efficacité qui aurait pu l’aider à faire de cet album un vrai incontournable de ce début 2021. Choisir d’enchainer un interlude avec instrumental, nous gaver jusqu’à la lie avec une cover inutile de Boston ou un pavé de 15 minutes en avant-dernière piste d’un album déjà long de presque une heure sont autant de mauvais choix qui nuisent au ressenti global.
Ces défauts amènent donc inévitablement une réponse quelque peu amère à la question de départ. Pétris de talent, pétris de bonnes idées, les musiciens de Witherfall montrent malgré leurs indéniables qualités qu’un fil directeur plus affirmé aurait servi leur propos de bien meilleure façon que la simple juxtaposition de skills et de bons moments. C’est peut-être un jugement un peu sévère, mais, comme disait l’autre, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.
Nevermore, Symphony X, Heavy, Prog, Iced Earth, Sanctuary
