Infatigables et récidivistes maladifs, les SHADOCKS ne demandent qu'à monter sur scène. Un peu branleurs sur les bords, leur discographie est par contre un peu moins riche et fournie. Malgré tout, ce n'est pas sans fierté qu'ils nous sortent cet album T8 (je vous laisse le soin de deviner à quoi cela fait allusion) sur le collectif/label N4 records dont ils font partie.
Une fois de plus donc, les SHADOCKS ont accepté de coucher sur disques leurs titres punk primitifs (Mobilette), bérurier (Bozo) et éthiliques (Tales from the Trappist).
On attend pas trop d'un album des SHADOCKS, je pense. Par contre, on les attend plus lors d'une prestation live. Car à l'instar des Slugs ou René Binamé, c'est sur les planches que le groupe prend toute sa splendeur.
Par conséquent, même si les SHADOCKS ont du propos à défendre et que la version studio permet de s'y attarder, c'est en concert qu'on appréciera le plus pogoter et les voir.

Shadocks