Comparée à celles de groupes comme PELICAN, PALLBEARER ou THE OCEAN, la musique entêtante et acerbe des Gantois me fait immédiatement penser à son voisin de palier, DRUMS ARE FOR PARADES. Une filiation qui à juste titre n'étonnera pas quand on sait que Wim Reygaert vient donner de sa voix sur Bruises dont il signe également la vidéo ou mieux encore que son frère, Geert tient une des guitares du groupe.
L'album nous balance d'un côté sombre à la lumière telle une montagne russe bipolaire. Energique, il développe un panel d'émotion également cultivé par un multi-chant nouvellement développé qui se perd autant dans les vapeurs Shoegaze que dans la souffrance Post-Metal.
Toujours sur un fil du rasoir, HURACÁN joue et déjoue les codes. Et quand, à l'instar de l'équilibriste qui souhaite procurer un peu de sensation à son public, la formation feint le faux pas, HURACÁN récupère systématiquement la composition qu'on allait qualifier de mouton noir de l'album.
Même si il est difficile de décoller l'adn des frères Reygaert à l'écoute de HURACÁN, en bon groupe borderline, il amène sa part de distance et d'idées nouvelles qui contribuent à entendre aussi un autre groupe. Le traitement des ambiances est par exemple différent. Rythmiquement le groupe se veut plus nuancé et moins expéditif aussi.
HURACÁN souffle ce petit air frais qui surprend moins pour celles et ceux qui suivent la scène belge depuis plusieurs années. Mais pour tou.te.s, il devrait produire son effet et faire sensation.
Huracán
Pelican

The Ocean