A l'origine, Thomas est bassiste. Pour MER MORTE, il a troqué son instrument pour un bidouillage sonore notamment à partir de ses pédales d’effets. Du coup, si le ressac de la mer vous inspire un bercement, l'aspect Drone de MER MORTE, bien qu'hypnotisant, a plus vocation d'immerger l'auditrice.teur.
Pour ce faire, MER MORTE a choisi de construire sa base sonore à partir, et c'est sa particularité originale, de bandes-sons issues de K7 ou de vinyle. A la différence du DJ qui mixe et sample, MER MORTE lit (à l'ancienne) un disque auquel il vient ajouter ses expérimentations et bourdonnements.
Pour cet album, Thomas nous emmène à travers deux titres : Black Samba et Funeral Fist. Le premier explore un univers très industriel de par ce vrombissements quasi-omniprésent tandis que le deuxième titre s'aventure dans une exploration de prime abord plus chaleureuse de par le choix des bruits de la nature. Progressivement ce titre glisse vers une atmosphère moins euphorisante et plus angoissante tandis que Black Samba possédait des caractéristiques plus traditionnelles.
Sur scène, MER MORTE se dote donc une part d'improvisation ou de spontanéité qui ne se ressent pas sur disque. En live MER MORTE s'adjoint aussi, pour une immersion sensorielle plus complète, des services de Mériem Houara-Oujdi qui apporte une touche visuelle composé de vidéos.
Face à ces deux versions d'un même projet, l'une plus Drone et l'autre plus Ambient, MER MORTE conforte cette idée que l'expérience se vit pleinement plus sur scène qu'en studio. L'album, qui plus est, relativement court avec ses trente minutes pour deux titres, permet de faire connaissance avec le concept mais c'est en face vous, baignée de ses différentes dimensions que la musique du projet s'exprimera au mieux.


Graffen Völder
