Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à l'écoute de ces 4 nouvelles compositions, ONHOU n'usurpe pas son titre de groupe le plus lourd des Payas-Bas.
Le Post-Metal des Néerlandais se veut ici très sombre et écrasant. Le groupe parvient à exploser ses riffs hypnotiques. Captant l'auditrice.teur, il nous emprisonne dans un univers glacial et pesant. L'apport de nappes synthétiques ne fait qu'ajouter plus d’angoisse aux ambiances qui se dégagent de l'album.
Du côté des vocaux, ONHOU en impose également. Entre ses chants gutturaux, la formation batave s'incruste aussi vers certaines vociférations Black mais toujours avec une puissance qui n'a pas beaucoup d'égal.
ONHOU aime étirer et décliner ses compositions. Les titres présentés sur Monument avoisinent chacun les 10 minutes. De quoi bien sidérer son auditorat sans trop s'éterniser.
D'une efficacité exemplaire, le disque et le groupe impressionnent. Le disque par la maîtrise qui en ressort et cet apport synthétique, léger, mais très bien exploité. Le groupe par cette vitalité vocale qui en impose.
Onhou
