Il s’agit donc ici de 11 brûlots tout droit sortis du cerveau de l’auteur de UNSEEN SUN. Musicalement, nous sommes dans des sphères Rock, Post-quelque chose entre Post-Metal et Post-Grunge. Il fait tout tout seul et laisse libre cours à ses propres influences. L’avantage d’être en solo, ce de ne pas avoir besoin de faire des concessions ou des compromis. L’inconvénient… c’est être tout seul et de devoir se nourrir seul.
Mais à l’écoute des écarts présents sur cet album, on sent que l’individu qui se cache derrière UNSEEN SUN n’a pas fait une fixette sur un groupe ou un genre. Du coup, on décèle des sonorités familières mais l’album ne reste pas trop dans un style ultra-défini. Il y a cette lourdeur plus émotionnelle qu’on impute généralement au Post-Metal mais il y a aussi des ambiances et surtout des mélodies qui rappelle un SOUNDGARDENou un ALICE IN CHAINS en pleine ascension.
Puisqu’il fait tout par lui-même, y compris les différents instruments, les compositions possèdent ce petit côté structuré et collé. C’est très courageux et ambitieux de chercher à maitriser l’ensemble du process au risque d’avoir un rendu plutôt scolaire et mécanique. UNSEEN SUN évite ces travers même si on sent que chaque partie est bien prédéfinie pour permettre à chacune de se succéder, laissant un peu moins de place à une impression de fluidité par moments.
Ce premier album s’écoute avec beaucoup de plaisir et de facilité. Transversant différentes sphères musicales sans jamais tomber dans un prosélytisme technique ou un obscurantisme de niche, l’album possède les défauts de ses qualités et les qualités de ses défauts. Il ne se boude pas. Il s’apprécie puis on passe à autre chose pour les mêmes raisons.
Unseen Sun
Soundgarden