Inspiré par la scène belge, AMENRA et OATHBREAKER en tête, BLACK BILE a su se démarquer de ses maîtres pour développer un style Post-(Black)-Metal avec une identité propre. Et cette confiance en notre scène flamande, on la retrouve également dans le mastering confié une nouvelle fois à Tim Gieter (DOODSESKADER).
Sur base de fondements Doom, BLACK BILE vient greffer des blast-beats et un deuxième chant , hurlé, qui s’ajoute à celui, éthéré, de Romane.
L’alternance des passages posés et des attaques foudroyantes conduit à l’introspection recherchée par le groupe. Une introspection qui a été le moteur de l’inspiration de Romane donnant le nom de l’album, L’Oratoire. Lieu-dit dans un coin de forêt où elle avait l’habitude de se réfugier.
Cette introspection amène aux thèmes choisis par BLACK BILE, qui, sans grande surprise, touchent à l’onirisme mais aussi la mort et le deuil.
La dualité double qui caractérise BLACK BILE fonctionne plutôt bien. Tels la glace et le feu. L’ombre et la lumière. Le chant vaporeux opposé au chant agressif d’un côté, les moments calmes et les passages plus saturés de l’autre interagissent d’autant mieux qu’ils ne vont pas nécessairement par paire. En effet BLACK BILE a la très bonne idée de faire cohabiter ses extrêmes mais surtout de les croiser. Par conséquent, cette fluidité permet de se laisser emporter par l’album et gomme quelques défauts de jeunesse comme certaines répétitions de la recette.
BLACK BILE est une découverte à suivre et son premier album permet nettement d’entrer dans l’univers du groupe.
Black Bile
Amenra
