Andreas Schmittfull et Christof Rath ont conservé les aspects Doom de OMEGA MASSIF pour orienter leur nouveau projet en 2014 vers un projet alliant les extrêmes.
Dès le départ du projet, on sent l’intention de laisser évoluer le groupe et sa musique en eaux mélancoliques, Doom, Sludge, Post-Metal et Black-Metal.
Chaque sortie s’articule aussi autour d’un certain contexte ou une certaine réflexion comme fil rouge. Cvlt, le premier album de PHANTOM WINTER sorti en 2015, se rapporte aux différents cultes qui peuvent influencer les gens. Sundown Pleasures, sorti l’année suivante, se veut un hommage à JOY DIVISION et son album Unknown Pleasures. On sent comme pour Her Cold Materials, le groupe allemand joue la carte de la référence facile.
Into Dark Science explore plus en profondeur en 2018, ce penchant plus extrême qu’a cherché à développer PHANTOM WINTER.
Her Cold Materials est l’album le plus synthétique du groupe. Comme si ce dernier avait voulu avec ses trois volets précédents, écrire trois chapitres exploratifs et que ce quatrième en était la conclusion.
Sur cet album, tout est un savant mélange des influences autour d’une certaine froideur et de cette mélancolie noire, à l’instar du magnifique artwork de l’album.
Ces dosages judicieux permettent aux opposés de, ici, s’associer. En ralentissant les parties Black, PHANTOM WINTER permet à sa lourdeur d’accentuer l’impact. Et en contenant son effet Doom, le groupe intensifie ses éléments lumineux et épiques. Tout en préservant et cette agressivité et cette froide tristesse.
Her Cold Materials caractérise au mieux ce que PHANTOM WINTER a voulu qualifié de Winterdoom et par conséquent, c’est l’album qu’il faudra posséder pour traverser cet hiver.
Omega Massif
Joy Division