Après une longue et difficile convalescence, Gary Meskil reprend progressivement la route des concerts, soutenu sans relâche par Jonas Sanders à la batterie. PRO-PAIN renaît peu à peu à mesure que les dates s’enchaînent. Reste alors une question cruciale : après trente-cinq ans de carrière, le groupe a-t-il encore l’envie de revenir avec un nouvel album ? Le précédent, Voice Of Rebellion, remontait à 2015.
Le retour d’Eric Klinger, guitariste originel, n’est sans doute pas étranger à la concrétisation de Stone Cold Anger. Et ce qui frappe immédiatement, malgré le temps écoulé, c’est que PRO-PAIN sonne comme si rien ne s’était jamais interrompu.
On retrouve ce Cross-over Hardcore au groove si caractéristique, cette formule unique que seul PRO-PAIN parvient à maîtriser avec autant d’aisance. Le groupe n’a rien perdu de sa force ni de son efficacité. Il ne cherche pas à se réinventer, mais s’impose une nouvelle fois comme LA référence incontestée du Hardcore groovy.
L’album démarre sur l’énergie brute de Oceans Of Blood, et dès cet instant PRO-PAIN ne concède plus rien, comme lors de ses plus grandes heures. March Of The Giants, Demonic Intervention, Rinse & Repeat, Scorched Earth et Jonestown Punch confirment tour à tour que le groupe maîtrise toujours totalement son art.
Derrière ce son massif et résolument old school, PRO-PAIN a toujours manié intelligemment le Cross-over pour injecter modernité et variations. Le groupe s’autorise des passages plus mélodiques avec Hell Or High Water, voire carrément accessibles sur Sky’s The Limit. Il n’oublie pas non plus ses racines Punk avec Uncle Sam Wants You.
Certes, il aura fallu faire preuve de patience pour assister à cette résurrection. Le temps a pansé les blessures, mais il a surtout solidifié une nouvelle formation qui apparaît, à l’écoute de Stone Cold Anger, particulièrement soudée et puissante. Ce retour s’impose comme une impressionnante démonstration de force et de résilience.

Pro-Pain