Interview

SABATON

Dimanche 21 octobre 2012



SMA : Salut Joakim. Tu es en tournée avec Sabaton
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depuis avril 2012 et ce n’est pas prêt de se terminer puisque votre Swidish Empire Tour se terminera en mars 2013. Comment se passe la tournée jusqu’à présent ?


Joakim : Tout se passe super bien pour le moment. On a fait près de 70 concerts depuis avril et on en fera encore environ 150 d’ici octobre de l’année prochaine. A ce moment-là on arrêtera de tourner et on commencera à se consacrer à notre prochain album.

SMA : Cette tournée est un peu spéciale pour vous non ? C’est quasi la première tournée mondiale que vous faite en tant que tête d’affiche si je ne me trompe pas ?

Joakim :
Non, on a déjà fait des tournées en tant que tête d’affiche, mais c’est la première fois qu’on tourne avec de telles premières parties. Par contre là où tu as raison, c’est la première fois qu’on fait une tournée mondiale des grosses salles. Avant on jouait plus dans de plus petits clubs.

SMA : Et quelle est ton impression quand tu as vu la salle de l’Ancienne Belgique dans laquelle tu te produiras dans quelques heures ?

Joakim :
Oh, franchement je la trouve superbe ! C’est probablement une des plus belles salles que j’ai vues. Je pense que je la placerais dans mon top 10 des plus belles salles du monde et je te jure que j’en ai vue vraiment pas mal ! L’acoustique est excellente et puis l’architecture de la salle est vraiment parfaite. Avec les balcons et la fosse, c’est superbe, je crois que quand ça sera plein de monde tantôt que ça sera un super moment !

SMA : En mai 2012 vous avez sorti votre dernier album, Carrolus Rex. Quelques temps avant sa sortie le line-up de Sabaton
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a littéralement explosé avant d’être reconstruit avec de nouveaux musiciens. C’était important pour vous de partir en tournée directement avec le nouveau line-up ?

Joakim :
Oui ! D’office ! Le fait de reprendre directement des nouveaux membres était ce qu’on voulait. Tu sais quand tu crées un groupe lorsque tu as 18 ans, tu rêves de devenir une rock star à n’importe quel prix (rires). Mais quand tu en as 30, la vie change. Certains ont une vie de famille, une femme, des enfants et bon, comme tu l’as dit, on tourne vraiment beaucoup et ça peut créer des problèmes familiaux. Je pense qu’on est maximum à la maison 100 jours par an. Donc c’est normal que quand tu as une vie telle que la nôtre que certaines personnes souhaitent se ranger à un moment donné et se consacrer à leur vie de famille. D’un autre côté Sabaton fait partie de nous et on ne voulait pas que l’aventure s’arrête.

SMA : Ça n’a pas été trop difficile de jouer des concerts immédiatement avec le nouveau line-up ?

Joakim :
Oui et non. On a dû s’adapter en un court laps de temps, mais les nouveaux musiciens sont justes vraiment supers bons. Donc ça n’a pas vraiment posé de problème. Ces gars nous ont étonnés. Ils ont appris nos morceaux à une vitesse folle.

SMA : C’est la raison pour laquelle vous les avez choisis ?

Joakim :
Au départ il y avait deux choses importantes à nos yeux quand on a cherché de nouveaux musiciens. Premièrement, ils devaient vouloir jouer avec nous plus que tout au monde et deuxièmement, on devait savoir qu’ils étaient bons sans avoir besoin de les auditionner. Donc on n’a pas fait d’audition particulière !



SMA : Vous n’aviez pas peur de la réaction des fans à l’annonce de votre split même si finalement on voit qu’ils sont restés fidèles à Sabaton
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quand on voit le nombre de concerts sold-out ?

Joakim :
Quand c’est arrivé, les gens étaient vraiment tristes. La majorité des fans étaient vraiment dans le doute à propos des nouveaux membres du groupe. On a commencé à tourner au States avec eux et c’est vrai que les gens étaient étonnés, et c’est un sentiment normal qu’on a respecté. On a changé 3 membres du groupe en un seul coup donc oui, c’est normal que les fans se demandaient ce qu’on foutait. Personnellement je n’étais pas inquiet car je savais qu’on allait encore leur botter le cul (rire) ! Non franchement, je suis vraiment heureux et fier du fait que je n’ai jamais vu un des fans de Sabaton insulter ou faire des doigts d’honneur à l’un des nouveaux membres du groupe. Ils ont vraiment été ouverts d’esprit et ils leur ont donné leur chance. Je suis sûr que c’est pour cette raison que le nouveau line-up fonctionne très bien sur scène et je les en remercie !

SMA : Votre dernier disque parle de l’histoire de l’empire suédois. C’est la première fois que vous dédiez un album entier à l’histoire de votre pays. C’était important pour vous ?

Joakim :
Pas vraiment important, non, en tout cas pas au début. En fait tout est parti du fait que nos fans nous faisaient la remarque que l’on parlait des guerres mondiales et des guerres qui ont touché d’autres pays que la Suède. Ils demandaient que l’on parle de l’histoire de notre pays. Donc on s’est lancé dedans. C’est à partir de ce moment-là, lorsqu’on a commencé à écrire les paroles, que c’est vraiment devenu un thème important pour nous.

SMA : Est-ce que c’était également important pour vous de chanter quelques chansons en Suédois ?

Joakim :
Oui ! Je crois que si tu parles de l’histoire de la Suède ça a plus de sens si tu chantes en Suédois. Parler de la guerre du Viêt-Nam ou de la Deuxième Guerre Mondiale en Suédois ça n’aurait pas eu le même sens. On était conscient que ça allait nous prendre du temps et que ça allait être dur, mais on trouvait vraiment ça important de chanter dans les deux langues.

SMA : Comme tu viens de le dire, dans vos chansons, vous parlez principalement des guerres. C’est important pour vous de parler de ces moments de l’histoire mondiale ?

Joakim :
Non, important n'est pas le mot. Par contre je crois qu’il y a tellement de groupes qui parlent de nanas, de bières ou de tuer des dragons qu’il fallait qu’on trouve un thème propre à nous (rires). Je crois par contre que le plus important c’est le fait de parler des histoires qui ne doivent pas être oubliées. Ces moments de l’histoire qui ont changé les choses doivent être abordés pour qu’on en garde le souvenir !



SMA : En plus de votre tournée mondiale des salles, vous avez joué dans tous les plus grands festivals d’Europe et notamment au Graspop où vous avez réellement donné un show énorme. Tu as une préférence entre jouer en salle ou en festival ?

Joakim :
C’est vraiment différent ! J’aime les masses devant lesquelles on peut jouer en festival. Mais mes concerts favoris, ce sont ceux durant lesquels je peux être proche du public. J’adore jouer devant 400 gars dans un club sans barrières de sécurité et pouvoir sauter dans le public. Mais ce genre de concert vous fatigue vraiment car généralement vous avez moins de confort, pas de loges, pas de douches… En tournée c’est important d’avoir une bonne hygiène de vie. Donc je vais dire que je préfère jouer dans des salles devant 800 à 2500 personnes…

SMA : L’Ancienne Belgique est faite pour toi alors !

Joakim :
Oui ! Sans aucun doute ! Cette salle, comme je te l’ai dit est surprenante et je suis impatient d’y jouer ! Au moment du sound check, j’ai eu l’impression en me tenant sur le devant de la scène que je pourrais voir n’importe quel personne dans les yeux, qu’elle soit devant, au balcon ou à l’arrière. J’espère qu’ils ne mettront pas les barrières de sécurité trop loin car j’aime vraiment toucher le public et avoir un échange avec lui !

SMA : Je crois que ce concert était l’un des premiers, en dehors des dates en Suède, qui était sold-out. Vous avez une relation particulière avec les fans belges ?

Joakim :
Oui. C’est un des premiers pays en dehors de la Suède où l’on est venu en tournée. Nos fans belges sont fidèles et viennent régulièrement nous voir. Chaque fois qu’on est venu ici on a reçu un super accueil. Les gens sont relaxes, je ne sais pas si c’est dans votre culture, mais c’est un peu la même ambiance qu’en Suède. En plus la plupart des gens parlent anglais donc on peut avoir un contact avec nos fans belges qu’on ne peut parfois pas avoir avec d’autres.

SMA : Joakim, ton jeu de scène est vraiment super énergique. Tu te donnes beaucoup en concert. Sans vouloir faire de comparaison facile, j’aurais tendance à dire que ton jeu de scène se rapproche de celui de Bruce Dickinson d’Iron Maiden. Est-ce qu’il t’a influencé dans ta manière de te comporter sur scène ?

Joakim :
Directement, non. Mais indirectement vraiment beaucoup. En fait je ne me calque pas trop sur ce que quelqu’un comme Bruce peut faire, mais sa générosité et sa manière de donner de l’énergie sans la calculer m’ont influencé. J’aime ce comportement ! C’est vraiment un modèle, c’est vrai. Maintenant son niveau est vraiment un cran au-dessus ! Tout le monde peut être super bon le temps d’un concert. Mais être bon sur toute une tournée, c’est vraiment pas facile et c’est ce que j’essaye d’atteindre (rires).

SMA : Lors de votre concert au Graspop en juin dernier tu as fait un petit geste particulier que j’ai trouvé vraiment sympa. Tu t’en souviens ?

Joakim :
Aaaaah oui tu parles du fait que j’ai donné mes lunettes de soleil à un gamin au premier rang ? Je suis content que tu me parles de ça car pour moi c’est important d’avoir une interaction avec mon public. Là c’était un gamin de douze ans mais ça n’a pas de réelle importance qu’il ait cet âge-là. Je crois que beaucoup de groupes oublient cette proximité avec leur public. Pour moi c’est primordial. Si tu ne partages rien de plus que ta set-list durant un concert, tu finis par faire tout le temps la même chose et les gens se lassent et ils auront raison ! Si tu donnes plus d’énergie dans ton concert, que tu interagis avec ton public, tu fais monter l’adrénaline et la pression. C’est, selon moi, comme ça que tu arrives à faire des putain de concerts ! Pour moi si le public ne répond pas ou ne change pas d’humeur pendant un concert, ce n’est pas de sa faute, c’est juste que toi tu n’es pas à la hauteur. C’est pour ça qu’il faut balancer tout ce que tu as ! C’est un respect mutuel. Si j’ai la possibilité de prendre des photos ou de parler avec mon public, je le ferai, c’est une partie de mon job !



SMA : En mars votre tournée prendra fin. Quels sont vos projets après ce tour ? Des vacances ? Tu parlais d’un nouvel album ?

Joakim :
Non, pas de vacances ! (rires) On fera encore plus de shows, on repartira sur les festivals et on prévoit la réalisation d’un nouvel album !

SMA : Tu peux me donner des détails à propos de cet album ?

Joakim :
On sait déjà pratiquement exactement ce qu’on fera, mais c’est encore un secret que tu ne peux pas savoir (rires). Non on ne veut encore rien dire car pour le moment on sait ce qu’on va faire, mais on sait jamais qu’on change d’avis !
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