« Time Lapse » est un album très peps par rapport à « Turbulence », votre EP sorti en 2016. Pourquoi un tel changement ?
Félicia : On était dans un état d'esprit différent du moment où a été composé ''Turbulence''. Holy Pills était tout juste formé, le mood était mélancolique et énervé à la fois, et c'est comme ça que sonnaient nos premiers morceaux. Pour le coup, ''Time Lapse'', ça a été le beau temps après la pluie.
Cette mutation était préméditée ou vous vous êtes laissés portés par vos envies, tout simplement ?
Félicia : Il y a des deux. Certains morceaux de ''Time Lapse'' ont vu le jour avant même d'envisager ce 2e EP, ça, c'était prémédité. Puis en devenant plus matures, s'est fait sentir le désir de s'éclater en créant des morceaux plus entraînants. Au talent quoi.
François: Pas mal de choses se sont passées pour nous tous entre les deux EP... Notamment des douleurs personnelles, familiales, et même un break au sein du groupe. Mais inconsciemment, ça a dû nous provoquer une libération. Par la suite, Félicia a proposé de nouveaux riffs plus immédiats, et surtout, avec une énergie positive.
Est-ce qu’un élément en particulier a servi de point de départ pour l’écriture de cet album, réel ou imaginaire ? Si oui, lequel ?
Félicia: Peut-être juste l'envie de rentrer à nouveau en studio, combinée à la volonté de progresser dans nos jeux respectifs.
François: Nous n’avions aucun réel point de départ, mais plutôt une progression dans les compositions, au fil du temps. Cependant, nos péripéties de vie ont indirectement orienté le style des nouveaux morceaux, à coup sûr.
Est-ce que c’était dans vos plans depuis le début de l'aventure Holy Pills de vous autoproduire ? Quel parcours avez-vous emprunté ?
Félicia: On n'a jamais attendu d'être débauchés par des maisons de disques qui tomberaient sous le charme de nos morceaux. Si ça sonne bien, il faut que ça sorte. Que ce soit pour ''Time Lapse'' ou ''Turbulence'', on s'est adressé à des ingénieurs du son de notre entourage, ou rencontrés par simple concours de circonstance. Il fallait juste qu'ils soient qualifiés et qu'ils aiment notre style.

« Can’t Live Without Music » est un clin d’œil par rapport à ce qui vous fait vibrer, quel message vouliez-vous faire passer avec cette chanson ?
Félicia: ''Can't Live Without Music'' est une déclaration d'amour à la musique, celle qu'on fait comme celle qui nous inspire. Pour ma part, cette pratique est vraiment un compagnon de vie dans les coups durs comme dans les moments heureux, et elle a fait de moi la personne que je suis aujourd'hui.
François: Félicia y évoque aussi son amour pour Holy Pills, ''heureuse de nous proposer ses nouveaux riffs.'' Le groupe est assurément un échappatoire assez vital. Tout l'honneur est pour nous trois autres !
Avez-vous quelque chose de plus à raconter ? Un conseil aux groupes désireux de se lancer en autoproduction par exemple, une anecdote backstage,...
Félicia: Un conseil: chercher des collaborateurs fiables et passionnés, qui seront à l'écoute de vos envies.
Une anecdote backstage: François qui dansait le Mia pendant l'enregistrement en studio !
François: Deux souvenirs parmi d'autres: le concert au Batofar en 2017 avec notre batteuse Debbie enceinte de 6 mois et demi. Puis, ce dernier concert au Bus Palladium quasi plein à 23h30, peu avant ce 1er confinement de mierda, quel kiff !
Holy Pills