Nous avons tapé la causette avec David pour en savoir un peu plus sur lui et sur son projet.

Crédit photo: Mattias Launois
Bonjour David, comment ça va ? Je suis curieuse d’en apprendre un peu plus sur toi en dépassant les généralités du style « batteur de Cere » et « roadie de La Jungle ». Alors, qui es-tu vraiment, David ?
Eh bien je suis David. J'ai grandi à Bruxelles ou je vis encore. Je suis musicien mais je fais aussi de la peinture, sérigraphie, photo et de la vidéo. J'ai commencé l'escalade il y a trois mois avec un pote. C'est cool ! J'ai récemment démarré un projet de musique nommé Landrose.
Landrose, ça fait référence à quoi?
C’est juste un nom qui m'est venu comme ça, quand j'ai commencé à produire de la musique, il y a déjà plusieurs années. Ça ne veut rien dire a priori. C'est pour ça que je l'ai choisi.
Comment tu décris ta musique ?
C'est difficile de décrire sa propre musique. Quand j'ai sorti ma première cassette, j'ai dû catégoriser le style du projet et je me suis dit que beat/punk était le moins pire. Je produis mes morceaux comme un beat maker et je les joue en live comme si c'était un concert de punk. Après, le terme ne veut rien dire et c'est très bien comme ça.
Qu’est-ce qui nourrit ta musique? Quelles sont tes influences ?
En ce moment, je dirais que c'est surtout les concerts. J'essaye de faire évoluer le set au fur et à mesure des shows en ajoutant ce qu'il manque à un moment précis du set.
Après pour donner des noms, il y a La Jungle avec qui je pars souvent en tournée. Pas que musicalement mais aussi au niveau de l'énergie et comment le public répond et interagit avec eux.
La musique en solo c’est plus fun ?
Oui et non. Créativement parlant, on a une liberté totale de prendre n'importe quelle direction à n’importe quel moment et ça c'est génial en soi. Après, il y a d'autres aspects, comme la route ou être seul sur scène, qui sont plus sympas quand on est en groupe. C'est aussi pour ça que je préfère jouer au sol et que je demande aux gens de se rapprocher le plus possible au point de détruire l'idée d'être seul sur scène.
Par rapport aux lives, comment tu les prépares, comment tu les vis ?
L'idée c'est faire un truc hyper intense parce que ça peut vite être chiant de regarder un gars faire de la batterie tout seul. Les shows sont relativement court. J'essaye de donner le max tout en restant assis la plupart du temps. Ce qui n'est pas toujours facile. C’est difficile de bouger, d'avoir une forte présence scénique, quand on est forcé de jouer de son instrument assis.
En novembre 2022, tu sortais un EP ''Self-Titled''. Avec le recul, quel regard portes-tu sur cette première production ?
Ce sont les gars de La Jungle qui m'ont proposé de sortir une cassette sur leur label Hyperjungle Recordings, avant même que le projet existe. C’était ma toute première sortie, je n'avais pas encore fait de concert. Du coup, l'aspect live n'était pas encore aussi présent que maintenant. D'ailleurs, je ne joue quasiment plus aucun morceau de cet EP ou plutôt des versions modifiées spécialement pour le live. On les a toutes vendus donc ça c'est bien.
Ton premier album « Saveur Pey » sort le 29 mars 2024. Que peut-on déjà en savoir ?
Les morceaux de « Saveur Pey » sont nés au fur et à mesure qu'ils étaient joués en live. À chaque concert, je modifiais les chansons jusqu'à l'enregistrement de la batterie l'été passé. Je dirais que c'est une meilleure représentation des lives. L'album sortira en vinyle le 29 mars sur Hyperjungle Recordings mais il est déjà en précommande sur le bandcamp de Landrose.

Il y a beaucoup de nouveaux groupes, de nouveaux projets. Comment on fait pour sortir du lot ?
Je ne sais pas. En tout cas, je pense que c'est important, en tant qu'artiste, et de manière générale, d'avoir une ouverture d'esprit. Au plus tu as d'influences diverses, au plus ton projet a du potentiel pour être original et c'est là que ça peut devenir intéressant.
Es-tu heureux en tant que musicien ?
Bien sûr.
Que t’apporte la musique ?
Je pense que c'était ma première fascination en grandissant et cela m’a ouvert les portes de tellement de choses, de rencontres, de lieux, etc.
Comment envisages-tu l’évolution de ton projet ?
L'idée c'est de continuer à faire plein de concerts. Je n'ai pas d'objectif précis ou une finalité au projet. Là, on est sur une bonne vague de concerts donc on va continuer là-dessus. Pour la suite, on verra.

