Interview

NOUBA NOUBA

« Nous aimons les contrastes et les ambiances fortes. »


Mercredi 12 août 2026

Avec Nouba Nouba
Nouba Nouba


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, Colin Delloye et Thibault Jungers cultivent les contrastes : riffs lourds, rythmiques décalées, électro, improvisation et une bonne dose de second degré. Les deux musiciens ont transformé leur complicité en un duo aussi énergique qu’imprévisible. À l’approche de leur nouvel EP, prévu pour l'hiver 2026, Colin nous parle de leur univers, de leur manière de travailler et de leurs ambitions.



Isa : Vous êtes de vieux potes, tous les deux ? C’est votre amitié qui vous a réunis autour de ce projet ?
Colin : On se connaît depuis longtemps, en effet ! Nous nous sommes rencontrés lors d'une jam à la Maison des jeunes de Marche-en-Famenne vers 2006-2007. Nous nous sommes ensuite retrouvés dans le groupe Guilt Monkey où nous avons développé une alchimie basse-batterie qui marchait bien. Durant la pandémie, nous avons tenté un autre projet qui n'a pas fonctionné, Thibault m'a alors appelé pour me proposer un duo. C'est comme ça qu'est né Nouba Nouba
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!

Luc : Comment s’est faite la transition entre Nouba Nouba et vos projets précédents ?
Colin
: Nous avons tous les deux plusieurs projets en cours. Parler de transition n'est donc pas vraiment à propos car des projets comme We Stood Like Kings
We Stood Like Kings


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pour moi ou Schiste
Schiste


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pour Thibault existaient déjà avant Nouba Nouba. Néanmoins, comme dit plus haut, notre duo découle en partie d'un essai avorté durant le Covid et notre volonté de continuer à travailler ensemble.

Isa : Votre nom fait-il référence à l’émission pour enfants de la RTBF ? Pourquoi ?
Colin
: Tout à fait ! Notre musique est plutôt dark et, aimant les contrastes, nous souhaitions apporter un petit côté décalé à notre image. Dans la même idée, lors de certains concerts, nous distribuons des Nouba Kits contenant des confettis, des ballons de baudruche et des sifflets. Pour que le public puisse s’amuser naïvement tout en encaissant des riffs bien lourds et des métriques parfois inhabituelles.



Isa : Vos influences sont multiples (rock, math, électro). C’est un « joyeux bordel » assumé ?
Colin
: Aussi jazz, fusion, musique du monde, punk... Nous ne nous sommes pas fixés de style en créant Nouba Nouba. Nous tendons vers un son rock teinté d'électro mais nous empruntons des rythmes et des influences d'un peu partout.

Isa : Qui fait quoi dans votre duo ? (niveau musique, compo et aussi ce qui tourne autour du projet comme la promo, le management, etc.)
Colin
: Thibault est la face visible du groupe, c'est lui qui s'occupe de tout le management, le booking et le PR. Moi je suis plutôt dans ma cave à préparer les prods, les sessions pour le live et à mettre en place mes boucles.

Luc : Justement, comment intégrez-vous l’impro dans la création des boucles synthés ?
Colin :
Notre mode de fonctionnement nous oblige à ce que nos morceaux aient toujours la même structure. Néanmoins, au sein de celles-ci, nous nous permettons beaucoup de libertés. Après avoir créé les boucles, beaucoup de morceaux offrent des plages d'impro. Et Thibault est tellement créatif qu'il peut pondre des nouveaux breaks et des beats à chaque concert.



Luc : Quelles sont les contraintes qu’impose votre format duo en studio ?
Colin
: En studio, très peu. Nous nous laissons aller et nous essayons de restituer ce que nous avons en tête. Nous nous occupons ensuite de créer des versions live cohérentes, qui peuvent parfois changer par rapport aux versions studio de par la nature du duo.

Isa : Concernant votre musique, on parle de poésie et de sauvagerie. Comment vous assemblez ces antagonismes ?
Colin
: Nous aimons les contrastes et les ambiances fortes. Du coup, lorsque nous écrivons une partie calme, il n’est pas rare que nous ayons envie de proposer une partie avec une dynamique beaucoup plus forte derrière. Un peu comme des montagnes russes.

« Imaginez une longue montée suspendue avant une forte descente, des tournants surprenants et des passages permettant de reprendre son souffle. »


Isa : Votre nouvel EP est prévu pour l’hiver 2026. Ça approche. Que peut-on déjà en savoir ?
Colin
: Qu'il sera certainement en retard ! Nous essayons d'offrir un vrai step up par rapport à notre EP précédent, avec une production plus léchée et des morceaux parfois plus directs. Cela prend du temps et nous avançons petit à petit, cela permet de prendre du recul sur le projet. Nous avons fait appel à mon ami Lau Seys (Lost Frequencies, Black Mirror, etc.) pour qu'il nous apporte un regard nouveau et nous sorte un peu de notre zone de confort.

Isa : Quelles sont vos ambitions ?
Colin
: D’abord, de finir notre EP ! Ensuite, nous verrons bien où il nous mène. Nous espérons pouvoir nous entourer de quelques professionnels de confiance qui croient en notre projet afin de le porter sur de nouvelles scènes.

« Nous adorons aussi les arts visuels et cela fait longtemps que nous réfléchissons à une mise en scène particulière. Donc pouvoir porter un projet un peu plus global sur des scènes qui le permettent serait une bonne prochaine étape. »

Isa : Le mot de la fin ?
Colin
: Merci à vous deux pour l'opportunité, nous nous réjouissons de jouer pour la soirée Shoot Me Again au Belvédère le 21 août ! Des bisous !
AUTEUR : Isabelle
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière ve...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en ju...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....

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