Après un set de Nervous Shakes, combo rock'n'roll made in Brussels, l'orgue Hammond du Preacher est installé sur les planches et les amplis allumés. Lunettes de soleil rivées sur le nez et blouson noir scotché sur le dos, Jake Cavaliere et ses acolytes investissent la scène. L'homme tatoué de la tête aux pieds donne le ton directement et monte sur son orgue à peine après les trois premiers accords! The Lords of Altamont, c'est avant tout un show et Jake ne se prive pas de nous le rappeler illico presto, subito! Le son bluesy et psychédélique que crachent les baffles a pour effet immédiat de provoquer un trémoussement général, bien que le public soit, au final, resté fort calme comparativement aux derniers concerts que j'avais pu voir des Lords!
Le Preacher, seul membre originel du groupe, ne se laisse pas impressionner et dépense son énergie sans compter. Ça fait presque 20 ans que les Lords tournent, et ça fait presque donc 20 ans que ce diable de Jake se donne de la sorte, pourquoi donc arrêter? Au passage, faut-il mentionner que The Lords of Altamont venait en fait nous (re)présenter son sixième opus The Wild Sounds of The Lords of Altamont sorti en 2017 (déjà!). Un album, gras, lourd, psyché, garage, bref, un disque des Lords quoi!
Sur scène les quatre zicos de la côte ouest enfilent les morceaux à un rythme effréné et, après quasiment une heure de jeu, parviennent enfin à réveiller ce Magasin 4 peuplé majoritairement ce soir-là de la génération de papa (et maman). Chimay bleue au gobelet (non pas à la bouteille) et petit vin rouge, tranquille quoi. C'est ça aussi le Magasin 4! Malmenant son orgue en permanence, Le Preacher termine ce set pratiquement comme il l'avait commencé: debout sur son orgue, le micro levé vers le ciel!
Live fast, die rock'n'roll, tout est dit!

Lords of Altamont
Nervous Shakes