N’as-tu jamais envié les membres de Shoot me Again, ces chanceux qui reçoivent des tickets de concert à l’œil en contrepartie de pousser sur un bouton pour les photographes –dédicace à Allissa d’Arch Enemy- ou d’écrire une bafouille pour les chroniqueurs ?
A titre informatif, il y a quelques jours notre photographe Jürgen s’est rendu à Amsterdam après avoir obtenu une accréditation pour photographier la tête d’affiche de la soirée Five Finger Death Punch. Surprise sur place, on le prévient qu’il ne pourra pas capturer la performance de Megadeth en ouverture de la tête d’affiche faute d’autorisation spécifique. Visiblement, le bougre aurait dû le sucer de son pouce.
Pour ma part, j’ai débuté 2020 avec une lutte contre notre site internet. En écrivant ma chronique de 27 Miles Underwater d’Higher Powerà partir de 23h00 obligations familiales obligent, le site a bloqué –la faute à qui ?. J’ai aussi reçu un mail peu sympathique en réponse d’une explication via laquelle j’expliquais à un groupe qui me soumettait une chronique d’un album sorti il y a 3 mois que je déclinais la proposition car nous préférons couvrir les productions au moment de leur sortie ; quand tu reçois des dizaines de demandes chaque mois et que tu es bénévole, c’est déjà assez compliqué de choisir quelle œuvre choisir sans revenir dans le passé.
Ce soir, j’ai démarré ma voiture en direction d’Anvers à 16h00 pour aller voir Amaranthe, Apocalyptica et Sabaton. Sur la route, après avoir préparé vendredi soir à partir de 22h30 ma chronique du nouveau Sylosis, j’ai écouté les prochains Suicide Silence ainsi que The Night Flight Orchestra. A mon arrivé, je reçois une belle enveloppe avec mon accréditation spécifiant « general admission ». Renseignement pris à l’entrée, on m’indique que je peux me placer où je le souhaite : soit dans la fosse, soit en gradin à la place de mon choix. Quel luxe !

Pour me reposer dans mon voyage de 2h00 de voiture, je profite d’Amaranthe –la formation qui m’a invitée- en tribune. Je me sens très mal à l’aise. Entre une musique digne d’une boîte de nuit, une chanteuse qui joue trop de sa féminité à mon goût –on en parle du twerk en shorty les fesses en direction du public ?- et un Sportpaleis en folie devant ce ''spectacle'', je me sens dépassé.
Comme si ça ne suffisait pas, les vocalistes chantent faux au point de faire passer les candidats de The Voice Belgique pour Maria Callas. Je suis sonné, passons.

Vient ensuite Apocalyptica. Après une introduction montrant des décors industriels qui explosent et l’arrivée de violoncelles qui font mouche, nous nous ennuyons rapidement d’une musique principalement instrumentale qui manque d’intimité. Nous n’étions pas venus pour les voir, ce n’est pas grave.

Vient le moment tant attendu, Sabaton. La sécurité nous refuse l’entrée dans la fosse car trop de monde est présent ; visiblement, mes 60 kg mettraient en périls votre sécurité. Je cherche un endroit où me poser, ce qui n’est pas facile quand aucune place ne vous a été attribuée. Quand enfin j’en trouve une, Ghost Division est terminé et les suédois sont déjà à Great War. Le refrain arrivant, je lève mon bras en brandissant le signe des cornes tout en restant assis, ce qui fâche mon hôte à ma gauche qui me colle littéralement une main dans la figure. Geste volontaire ou maladresse en voulant me demander de ne pas bouger mon bras, la responsable n’a en tout cas pas réagi en voyant sa main atterrir sur mon visage. Parfois, une douce main durant un concert de Sabatonfait plus mal qu’un coup de coude à l’œil dans le pit de Body Count –geste malheureux qui a engendré de plates excuses du responsable, une franche rigolade et une blessure de guerre comme on l’aime durant quelques jours. Estomaqué, j’arrête les frais pour ce soir. On retiendra de Sabaton à Anvers un super show hollywoodien où le respect et les valeurs que nous pensions partager sont visiblement partis en vacances.
''Remerciements'' à Amaranthe et Nuclear Blast pour l'invitation.

Arch Enemy
Five Finger Death Punch

Higher Power

Apocalyptica


