Direction donc la BAM de Metz, salle que je n’ai eu que trop peu l’occasion de fréquenter depuis son ouverture alors qu’elle voit régulièrement une belle petite prog’ faire trembler ses murs. Même si le quartier reste disons… curieux… l’accès et le parking se font sans encombre depuis l’autoroute, et nous voici donc à l’heure dite paré au décollage.
Pour avoir déjà eu l’occasion de voir Hiraes il y a quelques années, j’en avais gardé un souvenir aux forts relents d’Arch Enemy, dont l'aura plane d’ailleurs assez visiblement sur les albums Solitary (2021) et Dormant (2024). On retrouve évidemment cette sensation ce soir, les influences de Britta Görtz (chant) devant clairement à Angela, tandis que les anciens Down of Disease qui officient autour d’elle nous abreuvent de sonorités death mélo génériques mais pas inintéressantes notamment au détour de l’un ou l’autre petit solo. La progression globale du groupe, qui a gagné en assurance, me semble en tout cas indéniable et certains passages fonctionnent très bien, à l’instar de We Owe No One ou d'un The Dormant dominé par la tessiture assez grave de Britta. La salle, maintenant bien remplie, réserve une petite ovation aux Allemands, ma foi pas imméritée.
On devrait logiquement passer un cap qualitatif avec Moonspell, que je suis plutôt content de retrouver même si je dois bien avouer n’avoir pas spécialement souvenir d’une quelconque actualité récente. Une rapide recherche me confirme qu’en dehors de l’une ou l’autre réédition (Wolfheart fête ses 30 ans) les Portuguais n’ont pas produit de nouvel album depuis Hermitage en 2021 et les quelques EPs qui ont suivis. Peu importe, la bande au toujours très charismatique Fernando Ribeiro (qui s’essaye à quelques mots de Français) possède suffisamment de matériel pour nous contenter dans ce type de configuration et va justement piocher dans rien moins que 7 albums différents pour faire plaisir à ses fans. A commencer par la doublette Opium/Awake, carrément jouée en ouverture, pour le plus grand plaisir des amateurs de Irreligious qui sera l’album le plus représenté avec, de manière plus étonnante, The Antidote. D’autres moments forts émaillent ce set tels que Breathe ou Finisterra, et évidemment Alma Matter et Full Moon Madness en clôture. Son nickel, refrains qui font mouche, attitude positive,... Moonspell fait tout ce qu’il faut pour convaincre tout le monde. Nous vous remercions pour votre hospitlaité et votre soutien nous dit Fernando en fin de concert. Quand tu veux Fernando ! A la prochaine !
Quel plaisir de retrouver Dark Tranquillity en tête d’affiche ! Car il est vrai que si l’on a souvent eu l’occasion de voir le groupe ces dernières années, il s’agissait souvent de festivals ou de gros plateaux. Cette fois, les planches de la BAM leur sont dédiées et les Suédois ne se privent pas pour nous délivrer un grand concert. Aussi souriant que d’habitude, Mikael Stanne domine une scène très joliment décorée et illuminée et ne peut retenir un holy shit ! vu l’accueil réservé par le public messin au groupe dès l’intro (Shivers and Voids, Cathode Ray Sunshine). Il nous promet alors un set ponctué de titres connus, de raretés, et tout cas obscur et heavy. Et effectivement, entre les nouveautés (Forward Momentum, Wayward Eyes, etc), presque plus aggressives que sur album,et les succès habituels (Nothing to No One, Damage Done, Final Resistance, j’en passe), Dark Tranquillity s’est clairement mis dans un mode best of. Sans pour autant oublier de dépoussierer quelques vieilleries du placard, ainsi ce Empty Me ou encore ce ThereIn, certes déjà entendu ces derniers années pour ce dernier. Quel succès en tout cas : pogos, cris, acclamations se succèdent le long de ce concert d’1h30 conclut par un rappel de folie (The Wonders at Your Feet, Lost to Apathy et Misery's Crown), l’occasion pour Mikael de donner rendez-vous à tous dès cet été. Le death mélo fait encore recette, clairement !
Remerciements à Damage Done

Dark Tranquillity
Moonspell
Hiraes