Reportage

La domination façon de cyber de Fear Factory , Crystal Lake et Hate

Esch-sur-Alzette (Rockhal), le 19-09-2026

Dimanche 20 septembre 2026



Après une (courte) trêve estivale, la reprise des concerts au Grand-Duché tape fort avec pas moins de quatre événements distincts ce week-end. Outre le concert de Fear Factory
Fear Factory


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qui nous intéresse ce soir, le MK bar voisin accueillait Harlott hier tandis qu’un festival Punk Rock se déroule en ville, où se produire en parallèle The Maine. Un week-end bien chargé donc, ce qui explique peut-être la fréquentation un peu relative que l’on peut observer ce soir pour ce Cybernetic Domination Tour. Une tournée à l’appellation assez bien choisie vu l’actualité du moment dominée par l’IA.

The Nocturnal Affair se produisant assez tôt, nous ratons malheureusement la quasi intégralité du set de Brendan Shane, qui a l’habitude de rapprocher son Metal mélancolique de groupes comme Type O Negative, HIM, ou Nine Inch Nails. Le frontman s’avère en tout cas souriant, plutôt en voix, et la conclusion menée sur une cover de What is Love (Haddaway) en fait sourire, voire chanter, plus d’un.

Changement total de registre et d’ambiance avec maintenant les Polonais de Hate
Hate


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, qui n’en finissent plus de tourner et savent mettre les moyens pour valoriser leur Black/Death Metal qui nous fait toujours autant penser à un croisement entre Behemoth et Septicflesh. Lights très étudiés, calice enflammé, son au taquet : le rendu global est saisissant et sert à merveille la brutalité du propos qui sait ménager nombre de respirations voire de mélodies. C’est d’ailleurs sur leur registre plus accessible qu’on attendait Hate
Hate


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, qui aurait gagné à alléger un peu sa setlist des morceaux les plus rentre-dedans pour parler au public plus ‘mainstream’ venu pour Fear Factory et Crystal Lake.

Car le contraste avec Crystal Lake
Crystal Lake


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s’avère en effet des plus saisissants, les Japonais oeuvrant dans un Metalcore / Hardcore très produit, très moderne, faisant parfois penser à Architects ou The Ghost Inside. Doté d’une excellente énergie, le groupe ne se ménage pas, à l’image de PK qui vient se frotter au premier rang, voire s’incruste dans le pit pour ses parties de chant. Lui qui a rejoint le groupe il y a quelques mois à peine semble comme un poisson dans l’eau… On préfère alors se concentrer sur ses facéties plutôt que de lutter contre les lights un peu épileptiques abreuvant la scène (mes voisins de devant rebroussant même chemin). Rien qui n’empêche les fans de s’animer enfin, puisque les premiers wall of death et circle pit de la soirée permettent au public de rendre un peu de son énergie au groupe qui nous explique lors de a conclusion menée sur The Weight of Sound et Apollo vouloir jouer 'ensemble', et non juste 'devant nous'.



Alors que l’imposant décor de Fear Factory
Fear Factory


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décore richement la scène de la Rockhal, on se rappelle du concert donné ici même il y a à peine deux ans, alors que Milo venait de rejoindre le groupe. Sous ses airs faussement empruntés à Burton, l’Italien faisait bonne impression, qu’il confirmait quelques mois plus tard en festival. Qu’en est-il depuis ? Complètement adopté par les fans, Milo semble avoir encore progressé dans son chant et ne se voit jamais pris en défaut le long de ces 75 minutes de Metal cyber. Son chant clair assez incroyable aussi bien que ses hurlements calés sur ce que son prédécesseur réussissait en studio ne semblent lui poser aucun problème en live, de quoi s’immerger pleinement dans le concert proposé par la bande à Dino, lui aussi en pleine forme avec ses 4 guitares headless utlisées à tour de rôle.

Seule la setlist nous interpelle quelque peu avec notamment quatre extraits de Digimortal, qui sera l’album le plus représenté ce soir, à l’instar de ce Acres of Skin introductif assez inattendu, ou de No One plus loin dans le set. Mais on salue l’effort, à l’heure où nombre de groupes ne varient pas leur setlist d’un iota, d’autant plus que l’on retrouve assez vite les classiques que peuvent être les Shock, Edgecrusher (en duo avec PK de Crystal Lake) ou Linchpin.

C’est alors que Dino introduit Roboticist, la nouvelle compo dévoilée il y a peu et première enregistrée avec Milo en studio. Une nouvelle ère comme il aime à le répéter, qui n’empêche par Fear Factory
Fear Factory


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de continuer à revisiter son passé lointain (Martyr et Arive Above Oppression). Le temps passe décidément très vite car on arrive déjà à la dernière partie de ce concert, assez magique puisque s’enchainent Archetype, Demanufacture, Zero Signal et Replica, avant un Resurrection aussi poignant que définitif. Un très bon crû que ce Fear Factory 2026 (mention spéciale à Pete Webber de havok à la batterie) clairement reboosté à bloc et qui peut voir venir la suite sereinement : on attend un nouvel album de pied ferme.

Remerciements à la Rockhal pour l'invitation
Crédits photos : deadly sexy Carl

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