
Pas plus de deux morceaux ! Voilà ce qu'il aura suffit à la charmante Ritzy Bryan toute blondinette et de bleu vêtue pour prendre possession des lieux et de son public. Caché derrière des appellation « rock inde » enzovoort, The Joy Formidable balance immédiatement la sauce tout en finesse avec juste la dose d'agressivité qu'il faut.
Après une sérieuse entrée en matière avec des titres comme « A Heavy Abacus » et « The Magnifying Glass », le trio s'est mis dans la poche les sceptiques qu'il restait (s'il y en avait encore) avec un « Austere » rallongé de quelques minutes durant lequel le cœur de l'Orangerie a balancé entre explosion et silence religieux... On a rarement vu une salle entière devenir muette de la sorte !
Le reste ne fut que plaisir et communion avec le public. Oui, qui a dit que les britishs n'étaient pas communicatifs ? Pas Ritzy en tout cas ! Que ce soit avec quelques mots ou par les nombreux regards qu’elle lança d'en dessous de sa frange d'une « blonditude exemplaire », la communion entre le public et le groupe était parfaite.
Le temps passe sans qu'on s'en aperçoive et si nous sommes heureux, les Gallois le sont aussi ! Le tout rythmé par les « Happy for you » à répétition de « The Greatest Light Is the Greatest Shade ». Quelques soli de batterie plus tard (notons que Matt Thomas était en forme ce soir-là) et c'est déjà la fin !
A mi-chemin entre une pop suave et un rock shoegaze, The Joy Formidable a impressionné et, après quelques applaudissements, nous revient encore pour deux titres avant de se retirer sans pour autant ne pas avoir promis de revenir en 2012.
Le rendez-vous est pris.
The Joy Formidable