
© Tim Tronckoe
Si les Italiens de Hour of Penance ont eu la lourde tâche d'ouvrir le bal, c'est avec une énergie débordante qu'ils sont entrés en scène. Leur show pourrait certes être un peu plus énergique au niveau du jeu de scène, mais les boys originaires de la capitale de l'Empire Romain n'auront pas dû forcer pour provoquer l'engouement du public, qui dès le début ne s'est pas fait attendre pour entamer les premiers circle pits. Pas de doute, si les nombreux fans de Winds of Plague auront laissé entendre leur déception suite à l'annonce de leur retrait de la tournée, les Romains de Hour of Penance ont leurs fans également. Ceux-ci, malgré l'heure avancée, auront fait chauffer la fosse d'une bien belle manière.

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La première claque de la soirée fût, malgré tous les efforts de Hour of Penance, à mettre à l'oeuvre de The Black Dahlia Murder! Les Américains, qui tirent leur nom de l'affaire criminelle non résolue du Dahlia noir, le surnom donné à Elizabeth Short, une actrice en devenir sauvagement assassinée à Hollywood en 1947, ont frappé un très gros coup sur la tête du public anversois! Emmené par son frontman Trevor Strnad, qui était en très grande forme hier soir, le quintet originaire du Michigan venait faire la promo de Everblack, son prochain album qui sortira en juin de cette année sur Metal Blade Records.
Si Trevor nous aura maqué par son énergie, son charisme et surtout par son sourire jusqu'aux oreilles, ce qui est toujours sympa à voir; Ryan Knight , le guitariste soliste du groupe était purement et simplement époustouflant. Bien qu'un brin discret, il nous aura fait étalage de tout son talent, et visiblement, il en a à revendre et bien plus encore! Seul bémol, en jouant en seconde position, The Black Dahlia Murder n'aura eu qu'une grosse demi heure de set, de quoi nous mettre l'eau à la bouche, mais pas nous rassasier.

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Un peu plus tard dans la soirée, les planches de la grande salle du Trix allaient accueillir le premier gros morceaux de la soirée: DevilDriver. Emmené par un Dez Fafara des grands soirs, DevilDriver aura tout simplement été grandiose hier, ce qui n'est pas le cas à chaque fois. L'homme tatoué de haut en bas nous en avait touché un mot un peu plus tôt dans la journée: "Cette tournée est juste énorme et on est vraiment en forme." Des paroles que l'on avait prises avec le sourire, mais que l'on a pu vérifier dès les premières notes de "End of the Line"!
Le public, lui, reprend ses circle pits de plus belle et fait chauffer le sol du Trix! De son côté Dez occupe chaque espace encore disponible sur la scène et nous assomme un petit plus à chaque seconde. Le frontman prend du plaisir et ça se voit. Bien qu'un chouïa bavard, Dez, ou plutôt mister Fafara, aura également une fois de plus montré à travers les nombreuses tapes dans les mains données aux fans massés aux premiers rangs, qu'il respecte et est proche de son public.
DevilDriver, c'est clairement une machine de guerre qui, lorsqu'elle est lancée à plein régime, comme c'était le cas hier soir, vous retourne une salle entière. Au niveau musical, le groupe s'apprête à sortir un nouvel album chez Napalm Records dans le courant de l'année et, si il est de la qualité de ce qu'on a entendu hier, il se pourrait bien qu'il soit, comme nous l'a confié l'homme au tribal tatoué sur le menton, l'un des meilleurs disques du combo californien ni plus, ni moins! Vous voilà prévenu!

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Vingt-cinq ans! C'est le nombre d'années que Cannibal Corpse, les mastodontes du Death Metal, avec un grand D et un grand M, ont au compteur! Rien que ça, ça donne une idée de ce qu'ils représentent sur la scène Death. Si le groupe a défrayé la chronique il y a quelques années en se voyant interdit de concert dans plusieurs pays suite à des textes trop violents et des pochettes d'albums trop gores, Cannibal Corpse, tout en entretenant cette image plus que barbare, semble n'avoir plus grand chose à craindre. Hier soir, et le contraire aurait été un comble, le groupe avait carte blanche pour la setlist. Ouf, l'honneur est sauf.
En plus d'être une icône dans le monde de la musique extrême, être fan de Cannibal Corpse c'est avant tout un sport extrême, lui aussi. Recordman du monde du headbanging le plus rapide et le plus long, George Fisher, le frontman du groupe au cou démesuré, entraîne et provoque ses fans les plus fous dans un concours de headbanging interminable. Le spectacle est à voir un fois dans sa vie, mais le seul problème, c'est que seules les têtes des musiciens bougent. Autant DevilDriver occupait tout l'espace de la scène et bougeait en permanence, autant les membres de Cannibal Corpse n'auront quitté leurs positions que pour s'en retourner dans les back stage à la fin du concert.
Au niveau de la setlit, Cannibal Corpse, ça a beau impressionner durant les premier morceaux, on ne peut s'empêcher de se lasser dès la moitié du set tant le chant de George Fisher ne quitte jamais le registre guttural. Dommage, car au niveau musical, c'est indéniable, Cannibal Corpse c'est juste énorme! Il suffit de fixer Alex Webster, le bassiste et formateur du groupe, quelques instants pour se rendre compte de la virtuosité des Californiens.
Avant de nous quitter, Cannibal Corpse nous aura achevé en nous balançant les classiques que sont devenus "Make Them Sufer", "Hammer Smashed Face" et "Stripped, Raped and Strangled" (des titres que l'on ne vous traduira pas sous peur d'être interdit dans certains pays).
Une heure et quelques headbanging plus tard, les hommes chargés de réceptionner les slammeurs peuvent enfin pousser un ouf de soulagement. Car hier soir, s'il y avait quelqu'un à plaindre dans la salle, c'était bien eux!
Un grand merci à Tim Tronckoe pour avoir bien voulu nous laisser utiliser ses clichés.

DevilDriver

Hour of Penance