On est arrivés à Clisson le jeudi en début de matinée, c'est-à-dire la veille des festivités, afin de pouvoir se placer dans le camping à notre aise puis de se reposer avant trois journées intenses. Sauf que cette année, l'organisation a décidé de sécuriser les campings (ce qui n'est pas une mauvaise idée en soi, même si jamais eu de soucis là-bas) qui n'ont donc pas ouvert avant 14h, en même temps que les kiosques pour aller chercher son bracelet. L'attente a donc été très longue (8 heures) et pénible car le soleil était au rendez-vous. Lorsque ça a finalement ouvert, c'est une véritable marée humaine qui s'est ruée vers l'entrée.
On a donc enfin découvert le nouveau décor de l'entrée du camping. Cette année, les échoppes et l'extreme market ne se trouvaient plus sur le terrain du festival mais ici, entre l'entrée du camping et celle du festival dans une sorte de village. La première chose qui saute aux yeux est la reproduction de Camden Town avec quelques boutiques. On voit que le festival a de plus en plus les moyens de nous en mettre plein la vue.
Seul bémol de cette nouvelle organisation du camping : une grande passerelle à monter et descendre pour aller du festival au camping ou inversément, qui n'avait pas l'air safe du tout.
Vu et apprécié le vendredi : Caspian, Hail of Bullets, Kylesa, Death to All, Enslaved (je serais allée voir Electric Wizard à la place si le groupe n'avait pas eu le mauvais goût de se séparer de Mark Greening juste avant le festival), Septic Flesh et finalement, un grandiose Godflesh qui sont apparus avec trois heures de retard, si mes souvenirs sont bons, devant un public plus que clairsemé.
Le vendredi était pour moi la journée la moins intéressante.
J'aurais bien regardé un petit peu Iron Maiden mais impossible de s'approcher pour voir autre chose que les écrans tellement la pleine était remplie. Ça m'a rappelé l'édition 2013 où une journée, sold out également, avait été vraiment pénible avec tellement de monde qu'on ne savait avancer nulle part. Les organisateurs ont appris de leurs erreurs, et cette année, malgré que le terrain soit le même et que le festival soit sold out (153000 personnes sur les trois jours, soit 50% en plus que pour l'édition précédente), il était possible de circuler partout, de voir les groupes (en arrivant à l'avance quand même pour certains), d'être servi au bar et de se rendre aux toilettes sans trop devoir attendre. Sauf le vendredi soir pendant Maiden.
Le samedi me parlait déjà plus au niveau line-up.
J'ai bien aimé H A R K, Herder, Gorguts et Brutal Truth.
La soirée s'est terminée avec Deep Purple, dont je ne peux pas me lasser de voir en live, et Aerosmith, une véritable tuerie à chaque fois. Pas mal de gens ne sont pas de mon avis, mais pas grave, je ne boude pas mon plaisir pour autant. Impossible de décrocher les yeux de la scène.
Le monde m'a empêchée d'aller voir TrollfesT et Carcass, dommage.
Le dimanche, c'était le jour des deux reformations immanquables : Black Sabbath et Emperor, qui jouaient leur culte premier album, In the Nightside Eclipse, sorti vingt ans plus tôt. Difficile d'attendre le soir donc, même si le reste du programme n'était pas pour me déplaire, loin de là.
La journée a démarré fort avec Year of the Goat, Blues Pills, Scorpion Child, In Solitude et The Ruins of Beverast. Des matins comme ça, j'en veux bien plus souvent. Les groupes qui ont suivi ont moins retenu mon attention, jusqu'à Behemoth, qui jouaient à 20h en mainstage. J'ai toujours aimé la bande à Nergal, mais là j'accroche beaucoup moins. Le groupe est toujours aussi pro, mais en mainstage avec la lumière du jour et un frontman qui invite le public à chanter avec lui, j'ai plus de mal.
À la tombée de la nuit, c'était au tour de Emperor de fouler cette mainstage. Un show parfait, à la hauteur de ce que j'attendais.
Ensuite, direction la grande roue, une nouveauté de cette année, d'où j'ai assiste au début du concert de Black Sabbath, le groupe que tout le monde attendait. J'avais été déçue les quelques fois où j'ai vu Ozzy en live en solo, mais ce soir, il était plutôt en grande forme et ça faisait plaisir à voir. On n'a pas vu le temps passer.
Petite déception après, pas vu voir Opeth, de nouveau à cause du monde. Il faudrait sérieusement envisager d'augmenter la capacité des scènes couvertes (Altar, Temple et Valley) pour les prochaines éditions.
Quelques photos d'ambiance (par ChamO) :










Les photos de ChamO :
- jour 1 : en-dessous de cet article
- jour 2
- jour 3
L'équipe d'Arte Live Web a filmé plusieurs concerts et 23 d'entre eux sont disponibles en streaming dans leur intégralité. Ça se passe >par ici< !

Caspian
Hail of Bullets


Enslaved
Electric Wizard
Septic Flesh



Gorguts




Year of the Goat



The Ruins of Beverast
Behemoth