Les yeux dissimulés derrière ses Ray Ban et son éternel chapeau haut-de-forme rivé sur le crâne, Slash n'a plus besoin d'être présenté. A 49 ans, l'ex Guns N'Roses et Velvet Revolver se porte comme un charme et gère on ne peut mieux sa carrière solo. Après s'être essayé, non sans succès, à l’exercice solo pur et dur, Slash semble avoir retrouvé un entourage plus que parfait depuis qu'il s'est rapproché de Myles Kennedy (Alter Bridge) et de ses Conspirators. La joyeuse bande fête d'ailleurs la sortie de son second opus, World on Fire, et s'offre à cette occasion une tournée à guichets fermés sur le Vieux Continent. Deux ans après avoir mis le feu à l'Ancienne Belgique, c'est à Forest que Slash & Co ont posé leurs fly cases le temps d'une soirée. Et entre du matos estampillé Slash featuring Myles Kennedy And The Conspirators et des classiques composés à l'époque dorée des Guns N'Roses, Slash a une fois de plus donné une sacré leçon d'efficacité lors de son passage par Bruxelles en balayant presque toutes les époques de sa carrière.

© Tim Tronckoe
Sans doute encore plus puissant que son prédécesseur, le second album de Slash, Myles Kennedy et de leurs Conspirateurs est à peine sorti et est déjà plus que plébiscité par la presse et adopté par le public. En plus de contenir quelques petites bombes comme "Avalon", "Automatic Overdrive" ou encore "Too Fare Gone", tous trois joués live sur la scène de Forest, l'album tire sa force de son titre éponyme et surtout de son clip à la limite du porno. Le sexe, pas de doute, ça marche!
Mais "World on Fire" ne tire pas uniquement son succès de son clip hot hot hot! Le morceau est sans doute celui qui se rapproche le plus de la patte Alter Bridge amenée par ce magicien de Myles Kennedy qui vient également de pondre un album carrément atomique avec son groupe il y a à peine un an.

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Et si le génie de Slash n'est plus à souligner, l'osmose qui s'est installée entre son jeu de guitare et la voix de Myles Kennedy est absolument délicieuse. Avec un timbre de voix qui se rapproche quelque peu de celui qu'avait un certain Axl Roses à la fin des années 80, Myles Kennedy apporte réellement un énorme plus tant sur album que sur scène, où il fait plus qu'exceller.
Mais si le matos qu'a pondu Slash en solo récolte son petit succès, c'est bien lorsque le band entame les hymnes que le guitar hero aux crolles légendaires a composés durant ses années Guns N'Roses que Forest s'enflamme réellement. Que ce soit avec "Nightrain", joué en début de set, ou lors de "You Could Be Mine", "Out Ta Get Me", "Mr. Brownstone", "Rocket Queen" ou encore à l'occasion du magnifique "Sweet Child O'Mine", Forest a pu se rappeler (s'il l'avait oublié) Ô combien les Guns N'Roses ont marqué l'Histoire du rock au fer rouge à la fin des années 80 dès la sortie de leur premier album, Appetite For Destruction.

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Et si c'est sur "Slither", une reprise des Velvet Revolver, que Slash et sa bande mettent fin à un set qui aura régalé la salle toute entière, le rappel sera quant à lui carrément paradisiaque et fera résonner une fois encore l'un des hymne des Guns N'Roses avec le titre "Paradise City".

