
Ma première découverte du Graspop 2015 et quelle découverte : Blues Pill! Ces Suédois tout sauf métalleux permettent à des jeunes, comme moi, de revivre la grande époque du rock'n'roll avec leurs morceaux tout droit sortis d'un album de Led Zeppelin mais avec une voix féminine, j'ai nommé l'envoûtante Elin Larsson. Un son très, très bon, ce qui fut le cas pour toutes les prestas que j'ai vu au Metal Dome, une prestation pleine d'énergie mais aussi de la place à l'expérimentation, des solos de 2 minutes, des structures à rallonge, tout ça sans ennuyer le public. Comme quoi, si c'est fait avec talent et goût, c'est bon (Zakk Wylde devrait en prendre de la graine) ! Pour des amateurs du rock bien senti.
André, guitariste de Silence Is The Enemy
Arrivé tout droit de Suède avec comme Frontman Erik Grönwall - vainqueur du Swedish Idol - et des influences plutôt marquées Hard Rock (Scorpions, Whitesnake), H.E.A.T était attendu par une grosse foule. Malgré un temps de jeu court de seulement 40 minutes, ils auront réussi à faire passer une envie débordante d’être là en jouant avec le public, en reprenant leurs quelques tubes et en faisant un petit passage dans le public. Ce qui aura fait plaisir aux quelques fans présent devant la scène. Quelle chaleur et quelle énergie ! Le groupe porte bien son nom et c’était une belle manière d’ouvrir la Mainstage 1 pour les 20 ans du Graspop Metal Meeting !
Jérôme, membre du forum francophone du Graspop

Pour leur première apparition en Belgique depuis leur changement de chanteur, Asking Alexandria était attendu au tournant. Pour ma part, bien que Danny soit un monstre de présence difficile à surclasser, j'ai trouvé Denis à la hauteur ! Mais surtout, j'ai trouvé le groupe beaucoup plus cohérent qu'avant : là où Danny accaparait auparavant toute l'attention, j'ai cette fois pu apprécier la performance de chacun des musiciens individuellement. Il faut aussi souligner qu'un seul single est sorti depuis l'arrivée de Denis, et qu'il a donc encore de la marge pour s'approprier son rôle de frontman avec ses propres morceaux et faire les beaux jours du renouveau du groupe !
Btk, membre important de la scène metal francophone
Un événement est sur le point de se produire sur la Jupiler Stage : Snot, le groupe à la fois vénéré par certains mais surtout oublié de beaucoup s'apprête à monter sur scène. Après une décennie de retours éphémères, un des groupes les plus influents de la fin des 90's nous fait l'honneur d'être présent au Graspop. Snot reviennent en grande forme, après un premier tour de chauffe européen avec une date à Courtrai début 2015. Le groupe entame immédiatement son show avec le morceau "Snot". Efficace, on peut seulement regretter que le groupe joue en début d'après-midi. Dès le début du concert, Franky De Smet est sur les côtés de la scène, pour rejoindre le groupe sur Hit the Lights, cover de Metallica. Snot et Channel Zero sont effectivement liés par le guitariste Mikey Doling (ex-Soulfly également) et la présence du front-man du groupe mythique belge n'est pas pour déplaire au public. Le groupe enchaîne les titres avec le chanteur Carl Bensley, qui a la lourde tâche de remplacer le charismatique Lynn Strait. Challenge relevé : le chanteur assure aussi bien au niveau scénique que chant. Les 40 minutes de show passent trop vite, ce qui frustre le public qui en redemande. Au final, un excellent concert pour s'échauffer pour ceux qui ne connaissaient pas Snot, un évènement pour les fans du groupe.
Laurent, Shoot Me Again

Le concert d’Epica commence sur les chapeaux de roues avec de nombreux effets pyrotechniques et visuels, soutenus par une grosse intro musicale mais l'arrivée de la chanteuse a tout cassé… Arrivée en marchant à son aise et avec un petit sourire niais, Simone n'a pas su mettre une grande ambiance. Aucune présence scénique. Encore heureux que les musiciens bougeaient un peu et géraient leurs instruments, sinon on se serait clairement endormi ! Une voix juste mais monotone à souhait, qui donne l'impression que tous les morceaux se ressemblent. Les screams du guitariste n’y changeront rien. Idem pour le claviériste venu faire le show sur le devant de la scène. Les meilleurs moments étaient les solos du guitariste lead, rien-à-dire à ce propos-là. Solos travaillés, placés sans aucun problème avec un excellent son. Il m'aura fallu 4 chansons pour comprendre qu'il n'y avait rien de plus à attendre de ce groupe. Mieux vaut aller prendre une bière au camping, loin de la scène.
Nicolas, guitariste de Watch The Prey
Un des événements de ce premier jour à Dessel était certainement le concert de Body Count ! J'ai touvé le show super énergique, Ice-t sait comment capter l'attention et meubler entre les morceaux. J'ai presque eu l'impression d'assister à one-man show musical. Ça pourrait en déranger certains mais pour moi c'est la meilleure façon de profiter du groupe ! Body Count, ou plus tot Ice-T, nous a offert une bonne tranche de "thug life" pour bien commencer ces trois jours de festival !
Elisa, Hurricane Bookings

Stray From The Path avaient l'honneur de clôturer le programme de la Jupiler Stage et comme toujours, ils nous ont foutu une claque monumentale ! Les ricains étaient en mode rouleau-compresseur et le public, avec de nombreux fans, étaient chauds-boulettes. Ceux qui ont voulu regarder le show du premier rang ont morflé. Un show parfait durant lequel on a eu droit à leur nouveau single qui sent bon le Rage Against The Machine. Seul défaut : Drew qui portait un t-shirt du Barça... mais comme on dit : nobody's perfect ! Pour ceux qui ont eu la drôle d'idée de les rater, ils reviendront en salle en novembre défendre leur nouvel album.
Pierre, Shoot Me Again
Aujourd'hui, on a eu droit à un In Flames qui prouvent encore une fois que bien que même si leur direction musicale évolue et leur âge avec, ils restent fidèles au poste ! Une entrée sur leur célèbre chanson "Only For The Weak" pour directement imposer la racine même de leur son était vraiment une très bonne initiative. On a également eu droit à des chansons plus anciennes comme "Bullet Ride", plus joué en live depuis quelques années, ce qui a fait le bonheur des fans old school. On constate également avec surprise que le nombre de chanson de leur nouvel album sorti en 2014 "Sirens Charms" s'est nettement amoindri au fur et à mesure des concerts. Les ayant vu en début d'année à l'Ancienne Belgique, ils n'ont pas perdu la main. Un show digne d'In Flames, qui personnellement a été le meilleur show de la première journée et qui m'a bien réveillé après ce début de festival assez mou. On a eu droit à une set-list reprenant les plus gros succès du groupe, une vraie biographie de leur parcours musical tout au long du set avec comme coup de coeur personnel "My Sweet Shadow" pour cloturer le tout en bon son melodeath qui leur est propre.
Nick, chanteur de Watch The Prey

Troisième passage de Kiss en terre campinoise et troisième carton réalisé par la formation New-yorkaise ! Presque tous les classiques y passent accompagnés d'effets pyrotechniques qui ont peu à envier à ceux de Rammstein. Le groupe est toujours aussi communicatif et joue avec les 50 000 personnes de l'assemblée (65 selon Paul, mais on en doute un peu !) qui jouent leur rôle parfaitement. On regrettera juste l'absence de "Crazy Crazy Nights" ainsi que le manque de renouvellement du show au fil des années. Toujours est-il que cette première soirée fut belle et que le public graspopien a su apprécier à sa juste valeur cet excellent concert de Kiss.
Maxime, habitué du Graspop depuis 2008

Après avoir supporter les coup de langues écœurant du bassiste de Kiss, pour être bien placée pour enfin voir Marilyn Manson en live, j'ai eu la déception de ma vie... Un psychopathe de pacotille a débarqué sur scène en se tortillant les fesses pendant des longue minutes interminables en tentant de chanter. Pathétique personnage qui à mes yeux perd toute envergure et crédibilité. Un show mou, limite ennuyeux, comme si Manson aurait tout donné pour être ailleurs mais pas ici avec nous. Le meilleur moment a été la fin, quand j'ai enfin pu rentrer dormir. La déception du festival à mes yeux.
Elisa, Hurricane Bookings

Et c'est donc sous la pluie après un concert décevant de Marilyn Manson que les 50.000 festivaliers ont pu rejoindre leur tente pour dormir ou pour faire une grosse fiesta, à chacun son style ! Le lendemain, soldout, s'annonçait chaud & bien rempli !

Wolves Scream
Faith No More



Scorpions
Whitesnake




Soulfly
Epica

In Flames